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METAL RAPIDO / REVIEWS Chroniques avec logos à titre indicatif de
l’appartenance musicale ou de celle qui s’approche le plus. Vous
retrouverez les critiques complètes dans le dernier fanzine ODYM’ETAL
n°23 et anciens numéros. Ces chroniques sont plutôt le fait d’un
avis subjectif, à chacun ses goûts et ses couleurs/ These reviews
have been more developed in our last fanzines on paper ODYM’ETAL. Logos, for your information of
musical style or the one that approaches the most. These reviews are
more a personal and
subjective advise, everyone has its own tastes and colours... _________________________________________________________________________________ CHRONIQUES juin 2009 / REVIEWS June 2009 ALCOHSONIC
« Songs
From The Delirium Tremens World » - AONE «The Age of the
Aquarius » - BATTLELORE « The
Last Alliance » - BLOODY MARY « We Rock, You Suck ! » - CRACKMIND « A Rose May Fly… » -
CRISTALYS « Suréminence
» - DADABOVIC
« Carbamazépine » - DYLATH LEEN “Semeïon”
- DISLAYNÖM « Black Whitsun EP » - DREAMTIDE « Dream
And Deliver » - JADED
SUN « Gypsy Trip » - KARELIA «
Restless » - KELLS “Lueurs” - MANTICORA « The Black
Circus. Part 2 – Disclosure » - PAIN
“Cynic Paradise” - PAT MC MANUS “In My Own
Time” - PENSEES
NOCTURNES « Vacuum » - PETERE & THE PORCUS
CHICUS ORCHESTRA « Q-8 Project » - REBELL 8 « Für
Mich Ist Es Rock’N’ Roll » - REST IN PEACE « Oceans Of
Time » - ROSA NOCTÜRNA «
Led By The Flows » - TITANIC « Ashes And Diamonds » & « Titanic
» - UTLAGR « 1066
– Blood And Iron In Hastings » - ULTRA
VOMIT « Objectif : Thunes » - VIRGIN
STEELE « Visions Of Eden (The Lilith Project – A Barbaric
Romantic Movie Of The Mind) _________________________________________________________________________________ ALCOHSONIC
« Songs From The Delirium
Tremens World » Cd
10 titres (45’23’’) Rock
– France
Lisibilité du livret 12 pages avec photo et
illustrations : excellente. Ce groupe parisien est composé de quatre
musiciens, Sébastien, au chant, guitare mais aussi aux textes, Pierre
à la guitare et cithare, Guillaume à la basse et Benjamin à la
batterie. Deuxième album au livret et artwork superbement illustrés
dans la lignée de ce que l’on peut penser rien qu’en évoquant le
nom du groupe. Après une introduction permettant de se mettre dans
l’ambiance d’un état second avancé, « Follow Me, I’ll Flee From
You ! (Flee From Me, I’ll Follow You) » nous fait découvrir le
côté rock sudiste du groupe que l’on retrouve aussi sur « Spam Me
» plus appuyé et sur le superbe « Delirium Song » qui termine en
toute beauté cet album avec ses chœurs féminins superbement amenés
sur le refrain en particulier. « Mojo Driver (La Increible Istoria De
Juan Do) » est mi funky, mi hard rock, un titre que pourrait interpréter
Glenn Hughes sans problème. « Stoned Morning » associe ambiance RED
HOT CHILI PEPPERS, pureté de la guitare, puis changement de rythme,
pour passage limite Ska, superbement chanté, avant refrain, une belle
combinaison. « Hanuman’Chest (Interlude) » est un interlude musical
de plus de 5 minutes, aux sonorités hindous (emploi de cithare) pour
une ambiance propice à la méditation voire l’envolée vers
d’autres contrées imaginaires et vaporeuses… Le Hard rock se teinte
de blues avec basse bien présente, chœurs et solo sur chant pour «
I’m Your Man ». Guitare acoustique en intro sur « The Cathodic Way
Of Life », à l’ambiance plus planante et orgue Hammond sur le
refrain plus rythmé et solo sur cette sonorité claviers donnant à ce
titre un petit goût de nostalgie bien agréable. Voix plus rageuse et
guitares plus grasses pour l’excellent « You’re Not Rock N’Roll
», gros solo et des moments à la LED ZEPPELIN du plus bel effet. Avec
un très bon chanteur, un guitariste qui vit sa musique (on a pu le
constater sur scène) et une section rythmique précise, ALCOHSONIC présente
une grande cohésion qui mérite un réel soutien et une consommation
sans modération de sa musique, sur Cd et sur scène. http://www.alcohsonic.net http://www.myspace.com/alcohsonic _________________________________________________________________________________ AONE
«The Age of the Aquarius» Cd
7 titres (61’59’’) Metal
Progressif – France
Premier album, pour ce groupe du Nord, enregistré
par trois musiciens et un bassiste de session, qui ouvrira les festivités
de la deuxième journée du RAISMES FEST 2009 le 13 septembre prochain.
AONE associe sans être démonstratif, le côté prog travaillé aux
multiples changements de rythmes, à des ambiances et passages métal
bien calibrés autour de longs textes. AONE peut compter sur un
excellent chanteur, Yann, aussi bon en voix claire qu’en tonalités
plus rugueuses, thrash et death, les titres étant ponctués par ses
cris contrôlés et toujours bien placés pour relancer l’intérêt.
« Paralell Anthill » est caractéristique de cette association, avec
son début en douceur, guitare limpide et chant mélancolique, ses cris
qui arrachent tout, ses passages death mélodique et ses envolées
vocales, le tout sur près de 11 minutes intenses. « Dried Up By Time
» est sans doute le titre le plus directement assimilable et « Forgive
Them » de près d’un quart d’heure, démarre réellement après la
guitare acoustique pour se terminer plus brutal, musicalement et
vocalement, avec des passages mélangeant des riffs à la METALLICA dans
une ambiance TOOL. Le titre éponyme, un long musical, excellent, avec
quelques vocalises sorties des cavernes et de petites parties chantées,
est bien ficelé, Métal dans l’âme confirmant les bases musicales
principales du groupe. Un premier album réussi à découvrir pour ne
pas passer à côté d’une approche novatrice et un groupe à suivre
également sur scène, pour apprécier ce que ces longs titres
donneront. http://www.aone-music.com http://www.aone.com http://www.myspace.com/aoneband _________________________________________________________________________________ BATTLELORE
« The Last Alliance » Cd
11 titres (53’46’’) + DVD Métal
épique – Finlande
C’est en 1999 que ce groupe finlandais a vu le
jour sous l’impulsion du guitariste Jyri Vahvanen et du bassiste Miika
Kokkola. BATTLELORE évolue dans un métal épique où se mêlent de
nombreuses et diverses touches telles que métal extrême avec le chant
masculin « growl », ou
symphonique / classique avec le chant féminin
lyrique et flûte/claviers,
epic/dark ou death/black avec sa rythmique lourde, et bien sûr
de superbes lignes mélodiques, etc...
Cet excellent ensemble musical mené par 7 musiciennes/musiciens (dont 1
chanteuse et 1 chanteur), est porté par des textes et des événements
se rapportant à la Terre du Milieu de JRR Tolkien.
Après un 1er album réalisé en 1999 « Warrior’s Tale »,
un deal depuis avec Napalm Records, un line up modifié et étoffé,
voici le dernier album de BATTLELORE
« The Last Alliance » avec 11 titres pour vous faire
pénétrer dans l’univers de Tolkien mais aussi celui de BATTLELORE. « The Last Alliance » succédant à
« Evernight » où le groupe commençait à s’assagir
musicalement et textuellement à s’éloigner un peu de Tolkien, ne
fait que confirmer les nouvelles dispositions et probablement la maturité
de BATTLELORE : le côté brut et efficacement « guerrier
et brutal » étant maîtrisés pour laisser place à de
somptueuses lignes mélodiques, dark et symphoniques avec la part laissée
belle aux chants et aux émotions profondes se teintant de doom... Les
racines et les bases de BATTLELORE sont toujours là mais maîtrisées
car BATTLELORE s’envole vers d’autres contrées légendaires plus
douces… C’est donc avec « Third Immortal », où la
voix de Kasi fait merveille sur des claviers langoureusement
symphoniques, un titre à la fois triste et envoûtant, mélodique
et lourd, empreint de superbes lignes vocales féminine et masculine,
clair et guttural, mené par une mélodie catchy.
Batterie profonde sur claviers symphoniques pour amener « Exile
the Daystar », à la
mélancolie lourde et aux riffs entêtants, empreint lui aussi de
tristesse et au break aérien mené par la chanteuse, une certaine
langueur se détache de ce titre. On sort de cette torpeur mélancolique
avec « The Great Gathering » au chant initialement death
puis clair, où viennent surfer des claviers profonds et mélodiques en
duo/duel à une rythmique puissante, la batterie se déchaîne à la
double pédale amenant une volée de décibels, les claviers perçant
à nouveau en maître pour s’unir à ce tourbillon efficace et
audacieux. A l’intro
douce suit le mélancolique et mélodique « Guardians » dont la
montée se fait avec le chant guttural
masculin, le rythme s’accélérant en puissance métal et
percé d’un break aérien, joli mix de douceur et de puissance.
Plus lourd mais rythmé
« Voice of the Fallen », avec des claviers menant la danse
mais accompagnés aussi d’une rythmique endiablée, le chant féminin
lyrique et le chant masculin guttural surfant sur l’ensemble tout en mélodie.
Intro acoustique pour « Daughter of the Sun », mélodique avec
son chant féminin doux et sa batterie souple, des claviers et des
guitares subtils, duo avec chant masculin clair puis montée en
puissance avec chant guttural sur claviers montants également pour
redescendre en break aérien et remonter ensuite, titre superbement mené
par les claviers mais également les 2 chants et tous les instruments,
un ensemble se fondant dans la mélodie et la puissance. Amené par
des claviers présents et maîtres « Green Dragon » se fait
plus speed, la lourdeur étant portée par le chant guttural masculin et
la symphonie par le chant lyrique féminin, avec belle rythmique
endiablée et heavy. S’étirant mélancoliquement
et introduit par un chant en duo « Awakening » aux riffs
de guitares légers et à la rythmique aérienne, monte ensuite tout en
mélodie puissante et accompagné des 2 chants, au final parlé. Dans
une douce et belle volée de cymbales,
arrive « Epic Dreams », toujours avec des claviers présents
et symphoniques, le chant en duo pour s’éclater ensuite dans une
rythmique très métal et un chant guttural sur lesquels surfe le chant
lyrique. Sur une rythmique puissante et des claviers symphoniques
« Moontower » amène à nouveau l’alternance de chants,
duo/duel de mélodie et de puissance, percé par de beaux breaks légers
et mélodiques. Dernier titre pour ce voyage au cœur de BATTLELORE
avec « Star of High Hope », profond et chargé d’émotions,
aux lignes mélodiques somptueuses et rythmées portées allégrement
par les 2 chants. Avec « The Last Alliance »,
BATTLELORE nous emmène dans ses contrées lointaines et légendaires et
à nous plonger avec émotion dans des contes fantastiques,
un bel album porté avec dextérité où
les mélodies même mélancoliques enchantent tant le travail de
composition et d’orchestration est riche, tant les chants sont
judicieusement en alternance ou en
duo, que la symphonie lyrique et sensible se mêle à merveille dans la
puissance métal et brutal, que les riffs acérés ou aériens surfent
sur la rythmique profonde ou lourde. « The Last Alliance »,
c’est un bel ensemble musical ou pour rester dans l’épique, le
repos du guerrier !! Digipack disponible avec bonus DVD 8
titres extraits du live en
Belgique « Female Metal Voices Festival 2007 » : 1. Ghân of the Woods - 2.
Ocean’s Elysium - 3. Into the New World - 4. Buccaneer’s Inn - 5. We
Are the Legions - 6. House of Heroes - 7. Beneath the Waves - 8. Sons of
Riddermark. http://www.myspace.com/battleloremusic _________________________________________________________________________________ BLOODY MARY « We
Rock, You Suck ! » Cd
10 titres (45’08’’) + 1 video clip (4’36’’) Hard
Rock – France
Ce groupe de Nancy a été créé fin 2005 par le
guitariste/chanteur, Pierre Fargetton qui a passé sa jeunesse aux USA,
bercé par le rock des années 70/80. Damien Billy à la batterie et
Manu Livertout, guitariste formé au MAI de NANCY puis devenu
professeur, complètent ce trio qui évolue dans un hard rock US
principalement mi-tempo. Pour ce groupe, Manu Livertout avec plusieurs
albums à son actif pour le MLB (MANU LIVERTOUT BAND) mais aussi BOY
DAMON T (sortie prévue début mars 2009) a laissé
sa guitare 7 cordes pour se mettre à la basse qu’il maîtrise
de belle manière. Les nombreux concerts du groupe ont permis au trio
d’acquérir de l’expérience qui se concrétise par ce premier album
très gouleyant comme le cocktail, du même nom que le groupe, apprécié
par Serge GAINSBOURG. L’album est présenté avec une belle jaquette
qui correspond parfaitement à l’esprit de la musique distillée sur
tous les titres. Une petite parenthèse pour évoquer cette sympathique
pochette : superbe courroie décorée façon zèbre !!! Et
pour rester dans l’esprit « savane » superbe gazelle haut
perchée qui se dissimule derrière les instruments du trio. Tiens, une
belle idée pour l’affiche du RAISMES FEST 2009 !!! Vas-y David,
propose quelque chose dans le genre, ça va le faire d’autant plus que
l’équipe décisionnaire principalement masculine du festival, dans sa
grande majorité, aime les groupes à chanteuses et peut-être pas
uniquement pour le chant… Bon d’accord la miss, ici, ne chante pas,
ne joue pas, mais elle porte bien et elle a des arguments qui tiennent
la route dont les fans des groupes à filles ne devraient pas rester
insensibles. Si !!! Va falloir les décoincer… La musique du groupe est, comme le cocktail
« Bloody Mary », tonique, acidulée et épicée. Pour la
boisson, la recette se compose de Vodka, jus de tomates, jus de citrons,
sauce Worcestershire, Tabasco et différents épices. Pour la musique,
vous avez un savoureux mélange où se mêlent, chant tantôt agressif,
tantôt éraillé, toujours solide, une technique musicale pointue des
musiciens, des solos incisifs, des chœurs judicieusement placés, une
rythmique puissante et appuyée et des références US. « Mary Go
Round » qui débute l’album, le titre le plus court avec son
intro lourde et sa fluidité, « On My Own » qui suit, dans
un registre plus saccadé et « Love Is Like Addictive » débutant
guitare sèche, passage à la PEARL JAM, puis mélodique avec chœurs,
rentre-dedans et solo impeccables – sonorité et finesse - (le vidéo
clip, plutôt agréable, est fait sur ce titre) montrent que le groupe
ne se répète pas et sait se diversifier dans son Hard Rock Bluesy
Nancy. Le chant se fait plus agressif sur « This Time Tomorrow »
au refrain très mélodique, à la rythmique de plomb pour un rendu tout
en puissance qui augmente encore sur la fin lorsque la voix s’arrache.
« Showtime » mi-tempo, présente aussi un refrain mélodique
sur une rythmique lourde, des chœurs limites guerriers et l’excellent
solo, sur basse et rythme appuyés, fait merveille. Belle intro pour
« Hollywood », basse lourde, guitare rutilante, chœurs
percutants et voix éraillée et énervée rappelant sur certains
passages chantés AEROSMITH, comme sur « Tequila » au solo dévastateur.
« Restland », le titre le plus long, la ballade, guitare
acoustique en intro et bruit d’océan, se fait langoureuse sans être
sirupeuse, la voix et la musique sont puissantes et le solo tout en
finesse suit cette ambiance pour 6 minutes d’excellence. « Big
City Lights » s’impose en mi-tempo lourd avec grosse basse, un
aspect mélodique indéniable, une partie solo rondement menée et un
chant brillant pour un titre lumineux. Fin de l’album avec le
magnifique « Living It Large » qui présente une autre
facette du groupe dans une approche mélangeant, aspect stoner, fluidité
rock, riffs, lignes de chant mélodiques sur guitares travaillées,
basse et solo habilement combinés, pour un titre qui confirme le
potentiel de composition et d’interprétation du groupe. En invités,
on notera en particulier, G. Bideau de MNEMIC, J. Dréault de PHAZM et
Butcho de WATCHA. Pour son premier album BLOODY MARY, nous surprend par
sa maturité et donne envie de se resservir immédiatement sans aucune
modération. Un bel album pour un groupe déjà bien rodé qui aurait
toute sa place au RAISMES FEST et qui doit enchanter lors de ses
prestations live. Ce serait vraiment dommage de se priver d’une dégustation
si bien présentée et si enivrante. Plus que recommandable pour tous !! Site
: http://www.myspace.com/bloodymaryrockband Contact :
bloodytour@gmail.com _________________________________________________________________________________ CRACKMIND
« A Rose May Fly… » France
CRACKMIND,
band created in 2000, comes back with its EP 4 titles « A Rose May Fly… ». After 3 demos and an album, the
French quintet offers us its 5tth réalization evolving in a Power Rock :
a mix of Rock and Metal, direct and effective. CRACKMIND appreciates
many bands like AUDIOSLAVE, BLACK LABEL SOCIETY, ALICE IN CHAINS,
SOUNDGARDEN, RED HOT CHILI PEPPERS, GUN N ROSES or even METALLICA. “A
Rose May Fly...” brings a certain freshness and it’s a rather nice
EP, listening to very easily and being able to touch a wide public, not
only the one fana of the kind. To note that the second album is planned
for 2009. Succédant
à 3 démos puis à un album « Call Mind-1-1 » (2007), CRACKMIND,
groupe fondé en 2000, revient avec un EP 4 titres « A Rose May
Fly… ». A
travers cette cinquième réalisation, le quintet français nous présente
du power rock : un mélange de rock et de métal, direct, efficace
et le groupe apprécie des formations telles que AUDIOSLAVE, BLACK LABEL
SOCIETY, ALICE IN CHAINS, SOUNDGARDEN, RED HOT CHILI PEPPERS, GUN N’ROSES
ou encore METALLICA. Des clins d’œil concernant le dernier groupe cité
ci avant apparaissent sur « Mayfly » ainsi que des côtés grunge. Des
effets sur la voix sont à noter sur « Mandrake ». En outre, si les
paroles sont écrites en anglais, une partie est en français durant
la section plus aérienne du bien mené « Rose » et à travers «
Golden Wave ». En apportant une certaine fraîcheur, « A Rose May
Fly… » est un EP assez sympathique, s’écoutant très facilement et
pouvant toucher un public autre que celui amateur du genre. A noter que
le second album est prévu pour 2009. Contact :
CRACKMIND c/o MINDPRODUCTION 3
Rue de Carpe Croix
du Bac 59181
Steenwerck E-mail :
Crackmind@Crackmind.com Sites :
http://www.Crackmind.com http://www.myspace.com/Crackmind _________________________________________________________________________________ CRISTALYS «
Suréminence » Cd
10 titres (64’39’’) Black
Metal Ancestral Mélodique – France
Lisibilité du livret 16 pages avec photos et illustrations :
très bonne. « Suréminence », découpé en trois
actes, est le troisième album de CRISTALYS. Ce groupe français, fondé
en 2003, compte dans ses rangs 4 membres : les deux fondateurs
Northail (chant, guitare et claviers) et Blizzard (guitare et claviers),
qui ont réalisé en duo « Jadis… Vers Les Puretés » (2005).
Ils sont rejoints ensuite par Wolfsangel (batterie) pour le second album
« Quintessence Celtique » (2007) puis par Thanatos (basse) pour
cette nouvelle offrande.
N’y allons pas par 4 chemins : le quatuor français frappe
fort, non, très fort, dépassant de loin le travail d’hier tout
en poursuivant la voie engagée depuis le début. Musicalement, le black
metal est désormais indissociable de l’apport heavy metal, le quatuor
sachant tirer avantage des atouts de ces éléments qui ne font plus
qu’un et sont fort complémentaires ici à l’instar de « Force
Et Honneur » démarrant et s’achevant doucement. CRISTALYS se
montre autant à l’aise dans les passages furieux que ceux requérant
davantage de finesse. Par ailleurs, le tout est bâti sans négliger la
mélodie également bien présente et importante tout au long de l’écoute
(comment résister aux superbes envolées du prenant « Suprématie
Carolingienne »). Il faut aussi ajouter à l’édifice des
claviers. Ceux-ci, lorsqu’ils prennent des sonorités de chœurs
ambiants, accentuent l’aspect épique de l’ensemble, apportant également
un côté révérencieux comme sur le rondement mené « Parcium
Transsalpinarum Wayvoda », une des pièces de bravoure incluant un des
rares lead de claviers. En ce qui concerne les paroles, elles
sont délivrées par un chant black (parfois clair ou machiné)
toujours aussi modulé et expressif, écrites quasi intégralement
dans la langue des musiciens, et honorant de nouveau la mémoire de nos
ancêtres. Que dire du mélange de tous ces ingrédients, c’est
bien simple, ces nouvelles compositions soignées sont encore plus
complexes qu’auparavant, dévoilant au fur et à mesure toutes leurs
facettes. En conséquence, les rebondissements se révèlent également
nombreux à travers ces morceaux vivants et en perpétuel mouvement, à
l’instar de l’envoûtant « Gardiens Et Conquérants » illustrant
bien cet état de fait. Au regard du travail fourni par CRISTALYS,
les termes linéarité et monotonie n’ont pas leurs place ici, ces
mots étant inconnus (peut-être même bannis) du vocabulaire du
quatuor. Aujourd’hui, s’attarder davantage sur un morceau plutôt
qu’un autre est ici une question de goût personnel, étant donné
qu’ils possèdent tous leur propre charme et méritent tous votre
attention. Passons dorénavant à un petit aperçu de ce qui vous
attend également au fil de l’écoute. Dans un premier temps,
« Surémince » débute par « Hymne », une introduction où
les claviers mènent la danse. En ce qui concerne les mélodies (dont
il n’est pas rare d’en trouver des plus marquantes que celles proposées
par des groupes davantage gentils et abordables), on retiendra
notamment celles de « Par Le Lys, Les Armes, La Bannière Et Le Sang »
(un futur hymne à mon avis) et de « Kaiser Barbarossa »
(incluant une pause avant l’ouragan) particulièrement entraînantes
et idéales pour le live. D’autre part, il y a même de la
place pour une séquence émotionnelle par le biais du réussi « Baise
Ma Hache » dotée d’une certaine mélancolie et d’un chant plus
plaintif, s’inscrivant davantage dans une veine power ballade et
augmentant le rythme au moment opportun. La seconde moitié de « Gallus
Malleus », après un cœur plein de tonus, expose un duel entre phases
électriques et acoustiques atmosphériques, suivi d’une petite pause
avant la dernière ligne droite. Avec des bruitages de batailles (au démarrage
et davantage dans son final) « Cent Jours Pour Mille Ans » se révèlera
moins sombre et déchaîné qu’il ne le laissait paraître. Avant
de conclure, une petite parenthèse, importante, est de rigueur : la
formation compte désormais un cinquième musicien dans ses rangs depuis
fin 2008, il s’agit de Enned qui se charge des claviers. Que
retenir de « Suréminence » si ce n’est déjà
qu’une écoute sera bien plus parlante qu’un long discours.
Chaque album de CRISTALYS, ayant tous leur propre identité, est un
nouveau chapitre de son histoire. Fidèle à sa ligne de conduite, et à
son éminente allégeance ancestrale, le groupe se bonifie avec l’âge
comme un grand cru. Le temps est un atout pour CRISTALYS qui ne cesse de
gravir les échelons, exposant désormais une signature plus personnelle
à travers cette nouvelle offrande. Digne représentant de la scène métal
de notre pays, CRISTALYS nous prouve qu’il n’a rien à envier aux
groupes internationaux évoluant dans le genre. C’est pourquoi, je
place sans aucune hésitation « Suréminence » comme une des
sorties incontournables de l’année 2009. CRISTALYS mérite par conséquent
une place d’honneur ainsi que tout votre soutien. Ignorer ce groupe
est désormais impardonnable ! Titres préférés : « Gardiens Et
Conquérants », « Par Le Lys, Les Armes, La Bannière Et Le Sang
», « Baise Ma Hache », « Suprématies Carolingienne »,
« Cent Jours Pour Mille Ans ». Sites :
http://www.cristalysblackmetal.com http://www.myspace.com/cristalysblackmetal http://www.pagan-pride-production.e-monsite.com E-mail :
cristalysnorthail@wanadoo.fr _________________________________________________________________________________ DADABOVIC
« Carbamazépine » Cd
14 titres (42’53’’) Métal
/ Hardcore – France
DADABOVIC, quel nom étrange et en même temps
rigolo J
DADABOVIC ayant l’art et la manière du mélange et ce, à tous
niveaux.
Mais avant de se plonger dans le cas DADABOVIC, pour une meilleure compréhension,
quelques précisions sur ce groupe Ch’ti de Valenciennes, un
quatuor certes original et expérimenté mais surtout unique au concept
musical, textuel et visuel se rapportant à l’épilepsie. La
raison en est malheureusement très simple, le guitariste/chanteur et
fondateur du groupe en est atteint, et au lieu d’être abattu par
cette maladie, il crée sa propre thérapie grâce à la musique et au
groupe, par le biais d’une histoire musicale complètement
loufoque, humour décalé, textes délirants aux jeux de mots savoureux,
évocation de sujets graves, meddley de riffs métal et populaire, etc…
le tout baignant dans une ambiance psychiatrique mais non stérile où
chaque concert reproduit le concept accompagné par une vidéo
professionnelle. Voici l’histoire : dans un hôpital
psychiatrique, sont enfermés le professeur Dadabovic (guitare/chant –
ex Cloon) – le pyschopathe Romanescu (chant-vidéo-samples, groupe
Wombat) – et venant tous 2 du groupe Oxees : l’infirmière
transexuelle Janolapov (basse) et le chirurgien psychorigide
Toniatovski (batterie), ces 4 personnages sortis du cerveau
malade d’un savant fou se font l’écho de sa vie déjantée, de ses
frustrations infantiles et de ses manies délirantes,
formant ainsi une histoire irréelle aux textes comiques et à
la musique énergique, du métal puissant flirtant avec le hardcore et
d’autres courants. Mesdames et Messieurs, voici DADABOVIC !!
Entrez, entrez et n’ayez pas peur, prenez bien votre respiration et
tout se passera bien… voici donc la présentation de « Carbamazépine »
et que le spectacle commence !! Pour mieux en parler,
le mieux placé est « Dada el professor » avec
son intro trompeuse, une déferlante de décibels vous arrive en pleine
face accompagnée d’un double chant hardcore, lourd et brutal, où des
notes atypiques surfent en break. Batterie puissante pour amener
« Serial Kinedeur » également lourd et violent, basse
profonde, la guitare essayant de percer dans cet ensemble. Cela
devient chaud J l’intermède au nom subjectif « Barbecul
ensoleillé » (d’où l’expression « avoir le feu au cul »…).
Suit avec sa basse ronflante « Paul Pau », hardcore à
souhait avec sa rythmique puissamment brutale et des chants violents
malgré des breaks mélodiquement populaires,
(chez nous, on dit « Popaul »…). Ultra speed
mais toujours aussi violent et lourd « Tsou Mamy » (ou
mamy maniaque…), la batterie s’affole malgré une percée aérienne
de la guitare puis se calme sur une basse aux
riffs entêtants pour amener « Harry Tmetic » avec
cette batterie toujours puissante, ces chants énervés sur basse,
ensemble lourd percé par des samples et des riffs à la guitare aériens
rendant le tout moins pesant (c’est vrai que les maths, ça énerve
et ça traumatise L).
Suit « Le bo Harry » introduit par un sample, se révèle
aussi brutal mais lourdement saccadé où des notes de piano
interviennent insolemment dans ce déluge de décibels. Lourd de chez
lourd « Butchered by cesarienne” avec samples évoquant la
situation d’une césarienne », gore et doux à
la fois... Arrivent les bébés avec « Psyquo Pat’ et
Squyzo Fred’ », (on vous le rappelle, c’est une histoire, elle
se suit même si elle est complètement « trafadingue » et
serial killer…), musicalement, on reste dans le lourd, profondément
lourd avec cette rythmique diabolique et puissante, avec riffs si lourds
et death qu’ils en deviennent angoissants.
Déferlante de décibels avec « Hervé Rité » (obsédé
du sérum de vérité…), le jeu ne se calme pas au contraire, seul
un chant clair apporte une touche « mélodique » mais fond
rapidement face au chant hardcore et une basse mitraillette et pourtant
la guitare essaie de percer avec le chant clair.
A la fois lourd et rond, l’intermédiaire « Epilepsy ».
Basse bourdonnante pour « Psy-causes » avec son petit
break « air populaire », un titre lourd et puissant
mais rond en même temps aux pointes légèrement mélodiques et rock,
et des breaks légers, chants moins hardcore sur ce titre et basse maîtresse.
Intro spécifique et gaie pour « Radio Marie-Jo », avec
samples annonces radiophoniques J puis le dernier titre « La f(o)uite »
toujours très lourd mais au final insolite et dansant tel une lueur
d’espoir. DADABOVIC, ce n’est pas qu’un groupe, c’est
tout un univers, mené par 4 personnages qui sont musiciens, compositeurs,
acteurs, réalisateurs, clowns et soigneurs, 4 personnages irréels
au 1er abord mais où chacun peut y retrouver un peu de son univers
personnel, la parodie et la dérision ne sont pas si loin de la cruelle vérité… et
« Carbamazépine » n’est pas seulement un médicament, c’est aussi
un bienfait indispensable et une 1ère prescription à ordonner chez
tous les bons médecins et les bonnes pharmacies !! En fait, un témoignage fait avec beaucoup
d’intelligence et de subtilité concernant un coup vache de la vie et
levant le voile sur une maladie « méconnue » et pourtant bien réelle.
DADABOVIC bénéficie du soutien de la
Ligue Française contre l’épilepsie dont le Docteur Simone Fortier,
neurologue. http://www.myspace.com/dadabovic _________________________________________________________________________________ DYLATH LEEN “Semeïon” Cd 11 titres (55’09’’) Death / Metal – France
Ce groupe français, je ne le connaissais que de
nom et pourtant DYLATH LEEN, originaire du Nord, va célébrer ses 10
ans de carrière. Ca se fête et ce sera entre autre au RAISMES FEST
2009, la raison pour laquelle je me penche aujourd’hui plus
attentivement sur ce groupe, comme quoi ce Festival Ch’ti ouvre de
belles opportunités J Découverte musicale donc avec leur
2ème album « Semeïon » sorti en 2008. DYLATH LEEN, pour la petite histoire, a vu le
jour en 1999 sous l’impulsion de 2 chanteurs/guitaristes :
Kathy Coupez et Igor Landorique. Musicalement, on évolue dans le
monde du pur Death auquel viennent se greffer d’autres courants métal,
vocalement, on a donc 2 chanteurs dont l’impressionnante Kathy avec
plusieurs registres vocaux death, clair, black… ,
l’ensemble puissant et assez violent est porté par l’univers
de H.P Lovecraft, univers fantastique et de science-fiction. Entrée
dans l’antre de DYLATH-LEEN avec « Semeïon », un album
lourd, très lourd musicalement voire pesant et violent, limite malsain,
porté par un chant furieux. Cependant parmi les 11 titres, tous
ne sont pas destructeurs, certains apportent en contraste une petite
accalmie ambiante. Les hostilités débutent avec « Buy Me
A Smile », à la fois brutal et mélodique, à la basse
bourdonnante et profondément « catchy », les riffs lourds
et puissants alternant avec les claviers et des riffs mélodiques, le
chant se modulant également et portant le tout en subtilité, on dirait
un affrontement, un
titre bien mené. Suit le rentre-dedans, aux riffs plombés « Adorning
Wounds » dont la brutalité est cassée par le chant clair mélodieux
et les claviers en touches. Intro angoissante pour amener le pesant
« Contain », profondément et puissamment death, les
claviers surfant en notes ambiantes angoissantes, le chant pesant également
et saccadé accentuant ce titre très lourd et d’une certaine violence
voilée. D’une lenteur saccadée et d’une lourdeur pesante, suit
« Leering Sky » où Kathy dévoile plusieurs facettes de son
chant puissant sur basse saturée et riffs plombés. Bien
rentre-dedans avec une batterie furieuse « Frozen Reflect In A
Broken Mirror » et toujours cette basse profondément saturée
et ces riffs plombés sur lesquels vient se poser un chant aérien et mélodique,
alterné avec un chant rageur, titre bien mené mêlant agressivité
et mélodie subtile, avec ses changements de rythme et avec un final
judicieusement doux. Des riffs
et une rythmique lourdement death et entêtants, un chant black,
« growl » et clair, évoluent
sur « So Ill-Fated », titre légèrement
torturé pour mieux vous introduire auprès de ce titre vraiment
torturé et brutal « Scars As Victories » avec sa ronde
infernale de décibels et son duo chant black / « growl »,
alourdi par des guitares aux riffs entêtants. Un peu de douceur
arrive avec les claviers pour « My Wordly Goods » mais la mélodie
s’affronte à un chant rugueux et des riffs tourbillonnants et lourds,
un break guitares plus douces perce mais la lourdeur reprend ses droits
par un chant rageur et une basse plombée. Un peu d’accalmie avec
« My Despair » s’étirant vocalement et musicalement presque
langoureusement, mais ce n’est qu’un répit avant de retomber
dans le lourd et profondément death « Abhoth », pesant et
porté par un chant « growl ». Rythmique et riffs en
intro plus légers pour amener le dernier titre « In Memory Of
Those Halcyon Days », sur lequel surfent un chant death mais également
des claviers mélodiquement symphoniques, titre à plusieurs facettes
musicales pour clore l’antre de DYLATH-LEEN. Profondément death, du pur death originel, voilà
ce que vous offre DYLATH-LEEN avec cet album « Semeïon »
mais ce n’est pas tout car le groupe a su mêler divers courants dans
cette base fondamentale et la chanteuse/guitariste Kathy n’est pas là
pour faire joli J
impressionnante par ses capacités vocales entre autre, de quoi rendre malade ou jaloux certains chanteurs
masculins ;-) Peut-être qu’elle pourrait leur donner des cours ?!
Album profond et brutal certes mais bien mené et bien travaillé qui mérite
attention et soutien, la scène métal française peut compter sur
DYLATH-LEEN !!
http://www.myspace.com/dylathleen _________________________________________________________________________________ DISLAYNÖM «
Black Whitsun EP » France
De conception totalement artisanale, et
disponible auprès du groupe pour la somme de 3 €, « Black Whitsun EP
» est la première réalisation de DISLAYNÖM, trio français bien
discret. Cet EP 4 titres, d’environ 16 minutes, peut être scindé en
2 parties. Tout d’abord les trois premiers morceaux, brefs, très
brefs (1minutes 10 les 3) composé de bruits et de réglages divers
d’amplis et autres, comme avant un concert où évoluent basse et voix
machinée. Puis le quatrième titre, « Yog-Sothoth 37 », qui vous
plonge dans une ambiance torturée durant plus de 14 minutes, comportant
des longueurs dispensables, ne démarrant qu’au bout de 4 minutes pour
se poursuivre dans un chaos sans réelle spécificité. Cette singulière
démarche est bien difficile à suivre sauf à vouloir rester
underground absolument et le son est également dans cette logique. Un
premier album est annoncé pour janvier 2009. Souhaitons que le contenu
soit un peu plus étoffé. Contact :
TOPOGRAPHIE DES ERREURS c/o C. Venot 3
Chemin du Grand Pin Vert 13400
AUBAGNE _________________________________________________________________________________ DREAMTIDE
« Dream And Deliver » Allemagne
Third
album for DREAMTIDE, since 2001, with the arrival of Francis Buchholz on
bass in 2007 (he left SCORPIONS in 1992) to rejoin 3 musicians of FAIR
WARNING: the guitarist Helge Engelke, the drummer CC Behrens and the
keyboards player Thorsten Lüderwaldt, and also the singer Olaf Senkbeil,
who evolved, like Francis, in the band with Uli Jon Roth.
The band proposes us a very emotional album so much melodies are
present, carried by a singer with a warm voice and a guitar very subtle
and musical with impeccable soloes. Certain titles are very oriented FM,
("Stronger", and the superb power ballad "Download A
Dream") but with something in more which makes that we never fall
in the syrupy, because DREAMTIDE knows how to put some dynamism and the
strength in its compositions, making them fascinating, even for persons
not appreciating necessarily this style. Others are big moments and
accumulate the qualities which make that a title stays in the memories
and hearts, as the melody, the power, the harmonious arrangements, the
well placed and hard voice, all instruments are limpid and precise.
"I Don't Want To Wait" is wonderful and complete with the
first part of the sublime tune reminding "Believe" of Cher.
"King Of Scum" with its keyboards, its rhythm, its heavy bass,
its incredible melodies and her choirs
Indian atmosphere) is also an essential title of this album with
a tune in the URBAN TALE. Like is also it the song "Keep From
Falling" with numerous rhythms and brilliant arrangements and its
lines of singing which can not leave insensitive. We will also note the
last title, a cover, very rock with keyboards and choirs, musical and
vocal arrangements in the QUEEN, there also a big moment. A very
beautiful album, of melodic hard rock, which improves with every
listening and which can collect a very wide public considering the
quality of all the performers, the guitarist and the singer in
particular, examplary under all the points and carrying the songs only
for the best. An album which takes place immediately among the
references of this style and which deserves, more than your simple
attention, a complete and active support. Troisième album pour DREAMTIDE, depuis 2001,
avec l'arrivée en 2007 de Francis Buchholz à la basse (qui a quitté
SCORPIONS en 1992), rejoignant ainsi 3 musiciens de FAIR WARNING, le
guitariste, Helge Engelke, le batteur, CC Behrens et le claviériste,
Thorsten Lüderwaldt ainsi que le chanteur Olaf Senkbeil, qui a aussi évolué,
comme Francis, avec Uli Jon Roth. Le groupe nous propose un album très
émotionnel tant les mélodies sont présentes, portées par un chanteur
à la voix chaude et une guitare toute en finesse, très musicale avec
des solos impeccables. Certains titres sont ancrés FM, (« Stronger »,
et la superbe power ballade « Download A Dream ») mais avec
un petit plus qui fait que l'on ne tombe jamais dans le sirupeux, car
DREAMTIDE sait mettre du dynamisme et la force dans ses compositions,
les rendant prenantes, même pour des personnes n'appréciant pas forcément
ce style. D'autres sont de grands moments et cumulent les qualités qui
font qu'un titre reste dans les mémoires et les cœurs, comme la mélodie,
la puissance, les arrangements harmonieux, une voix bien placée et
ferme, une limpidité et une précision de tous les instruments.
« I Don't Want To Wait » est merveilleusement complet avec
la première partie du refrain sublime faisant penser au « Believe »
de Cher. « King Of Scum » avec ses synthés, son rythme, sa
basse lourde, ses mélodies incroyables et ses chœurs (ambiance
indienne) est aussi un titre essentiel de cet album avec un refrain à
la URBAN TALE. Tout comme l'est également « Keep From Falling »
aux multiples rythmes et arrangements lumineux et ses lignes de chant
qui ne peuvent laisser insensible. On notera également le dernier
titre, une reprise, très rock avec synthés et chœurs, des
arrangements musicaux et vocaux façon QUEEN, là aussi un grand moment.
Un bien bel album, de hard rock mélodique, qui se bonifie à chaque écoute
et qui peut rassembler un très large public compte tenu de la qualité
de tous les interprètes, guitariste et chanteur en particulier,
exemplaires sous tous les points et portant les titres rien que pour le
meilleur. Un album qui se place immédiatement parmi les références de
ce style et qui mérite, plus que votre simple attention, un soutien
complet et actif. http://www.myspace.com/dreamtideband http://www.murmur-promotion.com _________________________________________________________________________________ JADED SUN « Gypsy Trip » CD 11 titres (50’31’’) Rock & Hard Rock – Irlande
Mini livret avec paroles et photo mini poster. JADED SUN est un autre nouveau groupe qui nous
vient d’Irlande, évoluant dans le Rock. Etant donné le nombre de
nouveaux groupes irlandais évoluant dans le Rock & Hard avec succès,
on se demande si l’Irlande ne s’est
pas mise en tête de prêcher la bonne parole musicale au monde
entier à commencer par l’Europe, afin de nous rappeler que le Rock
est éternel, une valeur sûre, riche et intemporelle tel le diamant ;-)
Comme une quête en quelque sorte ! Il est certain qu’avec un
groupe comme JADED SUN, c’est gagné d’avance. Mais
qui est JADED SUN ? C’est John Maher au chant - Eorann Stafford
à la guitare, à l’harmonica et autres - Sean Gosker à la guitare et
autres - Damien Kelly à la basse, piano, claviers, orgue Hammond - et
Gavan Murray à la batterie et percussions. Formé en 2003, le groupe a
déjà réalisé 2 EP et fait de nombreux concerts, « Gypsy Trip »
est leur 1er album et quel album ! Un album de vrai
et pur Rock’n Roll, direct et efficace, sans fioritures, que de
l’authentique et du bon, du très bon même, où les plus grandes références,
des STONES en passant par LYNYRD SKYNYRD à LED ZEPPELIN, veillent avec
bienveillance J.
Première baffe rock avec le 1er titre « Breaking
Through » où les guitares vous font danser sur une rythmique
rondement hard et au refrain catchy, titre superbement mené, on en
redemande !! Hard mais se parant de couleurs bluesy portées par
l’harmonica « Crazy Man » amène des notes chaleureuses
sur un solo « bottleneck ». Suit « Fever »,
ballade hard aux breaks « guitares pleureuses » mais sur une
rythmique rondement rock et hard. Le rock « Hey You ! » fait honneur
aux STONES, mélodie et musique, au riff « stonien », un
titre porté par le piano tout en subtilité auquel se mêlent des chœurs
féminins. Le meilleur de Bryan Adams dans ses débuts avec le mélodique
« Crave », une bien jolie et émotionnelle ballade avec son
solo brillant de mélancolie. Le
très rock’n roll « Can't Stop » est mené royalement par
des guitares maîtresses où le piano et l’orgue Hammond percent par
touches sur des chœurs féminins. « Sweetness » porte la
mélodie et la mélancolie, poignant et profondément émotionnel,
(ressemblant à une autre excellente ballade mais on s’en moque J). On reste dans la séquence émotions
avec le mélodique mais un peu lourd avec ses lignes de guitares et sa
rythmique en cadence profonde « He Knows Home ». La gaîté revient avec le rondement
mené rock « Positive » et ses solos éclatant sur superbe
rythmique percée par un magnifique break batterie/basse, excellent !!
Aux couleurs AC/DC, entrez dans la danse avec « Higher »
toujours aux guitares brillantes. Tiens celui-là aussi, on connaît le
riff J mais on s’en moque J J
car on tape du pied en cadence et on s’éclate avec l’excellent et
dernier titre rock US « She's Got Class », un titre mené
brillamment et qui n’en finit pas… « Gypsy Trip » est
un cocktail de rock éclatant et excellent aux multiples couleurs, où
chacun peut y trouver son bonheur grâce à des musiciens d’une grande
dextérité. A consommer sans modération,
on aime un peu, beaucoup…
à la folie !! Rien
à jeter dans cet album ! Sites :
http://www.jaded-sun.com http://www.myspace.com/jadedsun _________________________________________________________________________________ KARELIA « Restless » Cd 10 titres (37’30’’) Métal /
Electro - France
Lorsque nous avions acheté à sa sortie « Restless »
3ème album de KARELIA, groupe français, je vous avoue franchement que
nous n’avions pas accroché à ce nouvel album et même plus, nous étions
désorientés pour ne pas dire un peu déçus… Mais aujourd’hui, en
réécoutant « Restless » plus d’un an après sa sortie,
je le trouve formidable car le temps a passé et le nouveau KARELIA peut
frapper sans problèmes, m’étant détachée de leurs premiers et
excellents albums J Et cela me conforte dans ce que nous
avons toujours proclamé et que nous proclamons encore : une
chronique sous la pression urgente de la promotion est un fait qui ne
joue pas forcément en sa faveur, tant d’éléments entrent en jeu
tels que l’humeur du chroniqueur, etc… Si
j’ai repris « Restless » aujourd’hui, c’est parce que
KARELIA va se produire au RAISMES FEST 2009 J
Un
album donc formidable mais aussi une formidable orientation qui a dû en
déconcerter plus d’un. Profondément métal mais avec un apport électro
non négligeable et des côtés « dancefloor », voici
donc KARELIA, nouveau crû, toujours emmené par ce charismatique
frontman à la voix si particulière et unique, chanteur, fondateur et
compositeur, Matt Kleiber, ce dernier accompagné par Loïc Jenn à la
batterie – Gilles Thiebaut à la basse – Jack Ruetsch à la guitare
et claviers et Erwan Morice
à la guitare. Entrons dans le nouveau monde de KARELIA, métal
certes mais profondément obscur, avec le titre éponyme « Restless,
si le chant reste mélodiquement goth même lorsqu’il monte en force,
l’ensemble est froidement puissant et martial, avec une grosse
batterie, des synthés scintillants doom
sur des guitares lourdes, un titre énorme, changeant et ambiant.
Suit l’insolite « Trial » avec ses notes dansantes
où se mêlent métal électro et dancefloor, limite
« indécent » musicalement
parlant mais catchy et excellent !! Le lourd et profond
avec sa basse tranchante « Mirror, Mirror » vous
replonge dans le monde obscur mais sur de belles lignes de chant avec un
refrain très mélodique surfant sur des guitares et batterie
joyeusement métal accompagnées de quelques touches de synthé.
Insolite également la reprise de Moby « Lift Me Up”, dont la
version originale m’avait plu
mais la version métal « karelienne » me réjouit, superbe
avec son solo !! Doux
chœurs féminins en intro et en break
pour amener le speed et power « Please Come On In » avec un
chant plus puissant et rugueux malgré quelques petites touches en break
mélodique et des samples sur le final. Choeurs féminins pour
le mélodique « Lovin' Wife » avec des riffs cependant
puissants et une basse tranchante et profonde, percé de break avec
chant limite rap et mélodieux sur lignes synthétiques. Malgré sa
profondeur gothique « Crash
» se fait mélodique et monte en puissance métal et électro.
Sifflements à la Rammstein pour introduire et mener « Give It Away »
où le chant se fait plus feutré et mélodieux sur rythmique saccadée
mais mélodique, beaux riffs métal sur mélodies même lorsque le chant
monte en puissance. Sur fond de synthés, de riffs métal et
rythmique puissante, le chant mélodique surfe sur « From My Windows ».
Dernier titre pour clore cet album avec une 2ème reprise
insolite aussi « Losing My Religion » de R.E.M., une excellente
version métal qui va me réconcilier avec ce groupe ;-) « Restless » a comme signification
littéraire « agité » et il me semble que cela convienne
bien à KARELIA qui, musicalement, est agité, et je dirais même
« gonflé » d’avoir osé ainsi mêler tant de styles
musicaux si différents les uns des autres mais bien dosés, et d’une
main de maître, KARELLIA
ayant agité subtilement ce cocktail explosif sur de belles lignes mélodiques
profondes et obscurément métal, le
rend harmonieux et excellent !! http://www.myspace.com/kareliaband _________________________________________________________________________________ KELLS
“Lueurs” Cd 13 titres (41’26”) Métal Symphonique - France
Nous avons découvert ce groupe français
originaire des Bouches du Rhône au RAISMES FEST 2006 lors de sa prestation sur la Scène Découverte, qui n’a
jamais aussi bien porté son nom J
car non seulement KELLS revient au RAISMES FEST 2009 cette fois sur la
Scène Principale mais aussi fort d’un 2ème album « Lueurs ».
Créé en 2001 sous l’impulsion de la chanteuse Virginie, du
guitariste Patrick entre autre, KELLS
nage dans plusieurs courants musicaux, métal, musique classique voire
pop, électro… avec cette
particularité d’un chant en français.
Succédant à leur 1er
album « Gaïa », ce nouvel opus « Lueurs »
nous fait évoluer dans un métal symphonique coloré de touches
diverses, dans la lignée de WITHIN TEMPTATION, avec de belles envolées
symphoniques et des riffs métal très lourds et aux textes sombres.
Le décor est déjà posé avec la pochette où un nénuphar émerge des
profondeurs dans une dominance verte comme une espérance, une lueur ?!
Pour cet album, les 4 musiciens de KELLS se sont donnés les moyens, en se
faisant accompagner par un ensemble professionnel : chœur lyrique,
une vraie pianiste, et un ensemble à cordes, ce qui apporte à « Lueurs »
une saveur différente. Intro acoustique et chœurs pour « Réminiscences »
pour amener « Avant que… » au riff lourd d’emblée,
montant en puissance avec le chant et instruments à cordes sur riffs métal
puissants et profonds, le duo/duel de l’ensemble mélancolique :
chant, chœurs lyriques, instruments à cordes, piano, s’affronte à
l’ensemble métal puissant : guitare, basse,
batterie. « La Sphère » se pare de couleurs extrêmes
portées par le chant de Candice / ETHS, la brutalité hardcore surfant
sur la mélancolie portée par le chant de Virginie accompagnée et
instruments à cordes. « Délivre-moi » toujours très lourd avec
ses riffs saturés, entraîne le chant de Virginie dans un registre
plus puissant voire colérique, mais le piano apporte une certaine
accalmie dans cet océan de décibels. Gros riffs sur piano pour
amener le doux « In Utero » aux breaks montant en puissance,
un titre que Virginie dédie à sa fille et dont le papa n’est pas
loin J Suit « Merveilles » au doux chant
sur notes acoustiques, autre titre dédié au petit bout de chou de
Virginie J Après la séquence émotions, « Mes Rêves »
lourd avec chant plus énervé mais avec des passages profonds et
symphoniques. On reste dans le lourd et le métal avec le titre éponyme
« Lueurs », où « Jano » le batteur apporte un
chant guttural sur rythmique puissante, avec de petites touches indus
affrontant celui de Virginie. Douce guitare pour introduire et mener « Le Ciel » avec changements de rythme
montant en puissance sur mélodie et mélancolie. Pris dans une
tornade de décibels métal, la
mélodie essaie de percer par le piano et instruments à cordes
classiques dans « Ailleurs ». Avec de belles envolées suit
« Sans Teint », les riffs lourds et métal s’effaçant
au profit d’une dynamique symphonique mais puissante portée par
l’ensemble classique. Le piano accompagné de l’ensemble classique
glisse sur des riffs lourds pour « Le Dictat du Silence », affrontement
classique et métal qui en fait, fusionnent sur ce titre. En final
et 13ème titre « Sur
le Fil » se fait très mélodique accentué par un violon mélancolique,
une guitare acoustique et un chant poignant, un titre émotionnel. On ne sort pas indemne d’un album tel que
« Lueurs », si musicalement il est profondément métal et
symphonique, les textes en sont profondément touchants d’autant plus
que le chant en français nous permet d’en comprendre leur teneur…
Souhaitons à « Lueurs »
porté avec force par des musiciens aguerris beaucoup de bonheur !? http://www.myspace.com/kellsgaïa _________________________________________________________________________________ MANTICORA « The Black Circus. Part 2 –
Disclosure» Danemark
After
« The Black Circus. Part I - Letters » in 2006, here is the
sixth album of MANTICORA « The Black Circus. Part II - Disclosure »,
the second part of this epic and concept saga. MANTICORA evolves in the
power metal, but to limit itself to this label is too reducing. Indeed,
a particular care is every time brought to the compositions: always
sophisticated, rich in diverse atmospheres, in the changes of numerous
tempos, and in the soloes showing a big dexterity. Besides, touches more
heavy, choirs, as well as symphonic contributions and arrangements are
at the meeting. Add to it the voice very particular of Lars that gives a
true soul to all the titles and the very specific atmosphere. With all
these ingredients, the Danish quintet offers us a set more than solid at
every level, consequence of a perfect teamwork. Nothing is left at
random, everything is perfectly graduated for a maximum of efficiency,
intensity and without to neglect melodies. " The Black Circus. Part
II - Disclosure " starts with a small introduction " Entrance
" which resumes the facts there where they ended: together with the
music of a circus. The expressed hypothesis about " The Black
Circus. Part I - Letters ", namely " we end the first episode
of this concept album with " Followers Of The Entities " (…)
It would not be surprising that the singular end of this last one is the
starting up of the second act. " The continuity thus turns out to
be exact, but completely logical to indicate. "Beauty Will
Fade" arrives, an attentive listening will be much better than a
long boring speech, because with this piece, you have a good example of
the knowledge of the group there. We move on together with the epic
" Gypsies ' Dance Pt. 2 " more the middle-tempo, except the
central instrumental section accelerating the rhythm. We will note the
remarkable work supplied to create a dark atmosphere, accompanied with
choirs and with sensibly used keyboards, for a very fascinating and
majestic result. Then, we will note on the short transition "
Intuneric V " a hispanicist influence. This last remark is also
valid for the instrumental "Haita Di Lupi", endowed with some
very heavy tones. Besides, the bass meets itself more in the front line.
"When The Soulreapers Cry" shows itself more filled with
blackness than the other fragments. Small "Intuneric VI",
without singing, is the playground of symphonic contributions and
arrangements. As for "All That Remain", it stages a duel of
soloes guitars / keyboards, as well as approaches in the BLIND GUARDIAN.
"Intuneric VII", is an interlude with several voices in share
and orchestrations. And we conclude at the same moment the album and the
concept with "Of Madness In Its Purity", more classic and
always so effective. Note besides that the end of this piece was already
met through "When The Soulreapers Cry". It’s very simple,
with "The Black Circus", MANTICORA has just written its "Keeper".
To appreciate completely the work of five musicians, it’s necessary to
you to listen to the concept in its entirety. You will notice while the
strike force of this album in two parts will be amplified. That to say
furthermore except that MANTICORA is a band which does not disappoint
and on which we can count, as well on album as in live. At least, the
Danish formation confirms that it is a sure and now unavoidable
in the kind. Après « The Black Circus. Part I -
Letters » en 2006, voilà enfin le sixième album « The Black
Circus. Part II - Disclosure », la seconde partie de cette saga épique
et conceptuelle. MANTICORA évolue dans le power metal, mais se limiter
à cette étiquette est trop réductrice. En effet, un soin particulier
est à chaque fois apporté aux compositions : toujours sophistiquées,
riches en ambiances diverses, aux changements de tempos nombreux, et aux
solos faisant preuve d’une grande dextérité. Par ailleurs, des
touches plus heavy, des chœurs, ainsi que des apports symphoniques et
des arrangements sont de la partie. Ajoutez à cela la voix de Lars bien
particulière qui donne une vraie âme
à tous les titres et une ambiance bien spécifique. Avec tous
ces ingrédients, le quintet danois
nous offre un ensemble plus que solide à tous les niveaux, conséquence
d’un parfait travail d’équipe. Rien n’est laissé au hasard, tout
est parfaitement millimétré pour un maximum d’efficacité,
d’intensité et sans négliger les mélodies. « The Black Circus.
Part II - Disclosure » démarre avec une petite introduction
« Entrance » qui reprend les faits là où ils se
terminaient : en compagnie de la musique d’un cirque. L’hypothèse
formulée au sujet de « The Black Circus. Part I - Letters »,
à savoir « on termine le premier
épisode de ce concept album avec « Disciples Of The Entities »
(…) il ne serait pas étonnant que la fin singulière de ce dernier
soit le démarrage du second acte.» s’avère donc être exacte,
mais tout à fait logique pour indiquer la continuité. Arrive « Beauty
Will Fade », une écoute attentive sera bien meilleure qu’un long
discours ennuyeux, car avec ce morceau, vous avez là un bon exemple du
savoir faire du groupe. On enchaîne en compagnie de l’épique
« Gypsies’ Dance Pt. 2 » plus mi-tempo, hormis la section
instrumentale centrale accélérant le rythme. On notera le remarquable
travail fourni pour créer une atmosphère sombre, accompagnée de chœurs
et de claviers judicieusement utilisés, pour un rendu bien prenant et
majestueux. Ensuite, on notera sur la courte transition « Intuneric V
» une influence hispanisante. Cette dernière remarque est aussi
valable pour l’instrumental « Haita Di Lupi », doté de
quelques sonorités bien lourdes. Par ailleurs, la basse se retrouve
davantage en première ligne. « When The Soulreapers Cry » se révèle
davantage imprégné de noirceur que les autres morceaux. Le petit «
Intuneric VI », sans chant, est le terrain de jeu d’apports
symphoniques et d’arrangements. Pour ce qui est de « All That
Remain », il met en scène un duel de solos guitares claviers, ainsi
que des approches à la BLIND GUARDIAN. « Intuneric VII », est un
intermède avec plusieurs voix en action et des orchestrations. Et on
conclut à la fois l’album et le concept avec « Of Madness In
Its Purity », plus classique et toujours aussi efficace. Notez par
ailleurs que la fin de ce morceau a déjà été rencontrée à travers
« When The Soulreapers Cry ». C’est bien simple, avec « The
Black Circus », MANTICORA vient d’écrire son « Keeper ». Pour
apprécier pleinement le travail des cinq musiciens, il vous faut écouter
le concept dans son intégralité. Vous constaterez alors que la force
de frappe de cet album en deux parties sera amplifiée. Que dire de plus
si ce n’est que MANTICORA est un groupe qui ne déçoit pas et sur
lequel on peut compter, aussi bien sur album que sur scène. En tout
cas, la formation danoise confirme qu’elle est une valeur sûre et désormais
incontournable dans le genre. Sites :
http://www.manticora.dk http://www.myspace.com/manticorarocks _________________________________________________________________________________ PAIN
“Cynic Paradise” Cd 11 titres (42’25’’) Métal/Electro – Suéde
Si vous ne connaissez pas PAIN, vous connaissez
peut-être HYPOCRISY ? Car ces 2
groupes d’origine suédoise ont comme dénominateur commun
Peter Tägtgren, chanteur/guitariste, leader, compositeur, producteur,
multi instrumentiste. PAIN est Le Bébé de Peter créé en 1997, un
projet solo plus qu’un groupe et musicalement s’éloignant bien du
style d’HYPOCRISY. Si on évolue dans un death metal bien burné avec
HYPOCRISY, Peter se fait plaisir avec PAIN où il expérimente
d’autres styles musicaux pour arriver à un électro métal bien coloré.
Au niveau des textes, les paroles sombres et rageuses sont en commun.
Et ce n’est pas ce 6ème
album de PAIN qui va me contredire, ne serait-ce qu’avec le titre
« Cynic Paradise » ! Entrée dans le monde
profondément obscur de PAIN au travers des 11 titres de ce
nouvel album, puissants mais, en contraste des textes sombres, entraînants et aux refrains fédérateurs, sur de belles lignes mélodiques
« dansantes et popisantes »,
le tout porté par le superbe chant de Peter. Le 1er
titre « I'm Going In” avec sa rythmique lourde et puissante,
donne le ton, porté par des claviers mélodiques et des chœurs,
Peter alternant son chant entre puissance et mélodie.
Synthés amenant et portant une rythmique puissante aux riffs acérés
s’éclatant sur mélodie et chant mélodieux, un feu d’artifices
de décibels puissants et mélodiques pour « Monkey Business »,
excellent !! Après cette tornade, le catchy « Follow Me »
mélodique et dansant, au refrain accrocheur et où Peter
chante en duo avec Anette Olzon/NIGHTWISH, un titre léger se
colorant de pop et avec un break porté par des notes douces.
Suit un titre également dansant et entraînant se colorant de
rock sudiste « Have A Drink On Me » au chant
ensoleillé et aux guitares slide. Electro et bien rentre-dedans
« Don't Care”, au chant
rageur et aux guitares puissantes. Electro tout en mélodie sur
rythmique entraînante mais profonde
« Reach Out (and Regret) » avec ses guitares
dansantes et ses synthés subtils, bel ensemble électro/rock porté
le chant. Belle ronde de décibels et de riffs métal pour « Generation
X » avec une rythmique speed et des claviers électro/symphoniques,
belle mélodie régnante surfant sur le tout. Suit « No One Knows »,
titre très électro et au rythme saccadé.
Rondement mené « Live Fast - Die Young » avec une belle
batterie rock en puissance et de grands claviers sympho mais avec des
touches électro, un titre où la mélodie monte en adéquation avec
le chant et les instruments. Après ces notes gaies, retour au lourd
avec « Not your Kind » à la mélodie profonde, aux synthés
angoissants électro malgré des guitares métal aux riffs gras. On
retrouve ces guitares sur le dernier titre « Feed Us »
qui clôt le monde obscur de PAIN, un titre lourd et profond accentué
par le chant de Peter, mais la mélodie survient avec le chant d’Anette
/ NIGHTWISH et des notes de piano, un peu de douceur dans ce monde
brutal ;-) Malgré son titre sombre « Cynic Paradise »,
ce nouvel album de PAIN porte les 11 titres d’une main de maître, 11
titres excellents et les réduire à de l’électro métal ne serait
pas juste car chaque titre a sa propre identité et des couleurs
musicales différentes, entraînantes et entêtantes. PAIN, c’est un
duel entre les mots noirs presque durs et une musique métal/électro presque gaie, parfois lourde et puissante mais souvent portée
par de belles lignes mélodiques. Mais Peter avec ce titre criant de vérité
émotionnelle « Cynic Paradise » n’a t’il pas raison ?!
Disponible également en digipack avec Cd bonus
(dont 1 reprise de DEPECHE MODE entre autre…)
http://www.myspace.com/officialpain ________________________________________________________________________________ PAT MC MANUS “In My Own Time” Cd (48’41’’) Blues Rock – Irlande
Pat McManus,
irlandais avec des parents musiciens, a commencé par le violon dès ses
5 ans puis s’est mis également à la guitare à 9 ans et devient
meilleur violoniste d’Irlande à 14 ans. Il crée avec ses deux frères
son premier groupe à 20 ans, HORSELIPS qui deviendra par la suite PULSE
pour ensuite prendre le nom de MAMAS BOYS qui rencontrera un succès
international. En 1994,
changement d’orientation musicale avec CELTUS, mélange de musique
traditionnelle irlandaise et rock, avec la réalisation de 4 albums. En
2001, Pat retourne au pays et crée un nouveau groupe, HIGH VOLTAGE. Fin
2007, le guitariste-violoniste enregistre son premier album combinant
savamment blues et rock. « Got The Right » qui débute l’album est
un rock où la guitare virevolte, nous voilà prévenus sur la qualité
de l’artiste. Rock également pour « Back In The Saddle » et avec un
accent sudiste à la LYNYRD SKYNYRD pour « Low Down Dirty Blues » mélangé
à une pointe de STRAY CATS sur « Say Goodbye ». « Same Old Story »
est un blues façon Gary Moore (le dernier titre musical « Just For
Shannon » m’y fait aussi penser) et « Fool » rappelle TEN YEARS
AFTER des années 70. La guitare est légère et harmonique sur «
Return Of The G. Man » un titre tout en finesse. Le blues rock est mis
à l’honneur sur « Ordinary Man » et « E.Mail Blues ». Violon et
guimbarde sur « Just Got Back Today » nous emmènent directement
autour d’un feu de camp dans l’ouest sauvage. On n’oubliera pas
pour terminer, le superbe et énergique musical « Juggernaut » qui
dans une ambiance mélangeant influences celtiques et riffs appuyés
propose solos de violon et de guitare superbement interprétés pour un
rendu très sympathique et festif. Après une longue expérience
musicale dans ses différents groupes et multiples projets et sessions,
Pat McManus propose un album varié, agréable, un album de musicien
sincère dont vous auriez tort de vous priver. Sites :
http://www.patmcmanus.co.uk http://www.myspace.com/patmcmanus ________________________________________________________________________________ PENSEES
NOCTURNES « Vacuum » Cd 6 titres (60’01’’) Musique Classique et Black Metal Dépressif - France
Lisibilité
du livret 8 pages : bonne. PENSEES
NOCTURNES est un jeune groupe français fondé en 2008, ou plutôt un
jeune projet que l’on doit à un seul homme, Vaerohn, dont le présent
« Vacuum » est le premier album. Passez la porte d’entrée
de ce dernier, c’est pénètrer dans un domaine des plus
singuliers. Dans un premier temps, c’est un black metal dépressif qui
vous accueille, doté de quelques excursions acoustiques. Le chant, dans
la langue de Molière, est rempli de désespoir et de souffrance, le
summum étant atteint à ce sujet à travers « Lune Malade ». En
outre, et c’est là que les surprises démarrent réellement, chaque
morceau met en scène beaucoup d’instruments non métal, tels que le
violon, la clarinette, le célesta (sorte de clavier avec des lames
d’acier), le basson ou encore le cor pour n’en citer qu’une poignée.
Ces derniers sont bien dominateurs comme sur les longues introductions
et conclusion de « Flore » (avec un furtif clin d’œil à la Marche
Funéraire) et à travers la seconde moitié de « Repas De Corbeaux ».
Par ailleurs, la musique classique s’invite également dans les
compositions. Le paroxysme de cette remarque est obtenu sur «
Des-Espoir », inspiré par la Nocturne In F Minor 55 Opus 1 de Chopin,
dont le piano plus en avant côtoie des poussées d’adrénalines.
Comme vous pouvez vous le constater, il y a un surprenant mariage entre
la musique classique avec le black metal et divers instruments non métal,
impliquant de ce fait un gros travail sur les arrangements, multiples au
demeurant, tout au long de « Vacuum ». Par dessus tout, il y a même
des approches blues qui ressortent de « Coups De Bleus ». Un fait est
indéniable, Vaerohn ne s’impose aucune limite pour mener à bien son
projet. Seul le début de « Epitaphe » donne l’occasion à une voix
claire, narrative par ailleurs, de se manifester avant de laisser la
place à une colère resurgissant des ténèbres avant l’apaisement.
Plonger dans « Vacuum », c’est vous aventurer durant une heure
dans un monde inconnu. Pour tenter de s’imprégner totalement de son
aura, il est nécessaire de l’écouter en toute quiétude et dans son
intégralité. Il est incontestable qu’adhérer à la démarche
personnelle, expérimentale, originale, courageuse et osée de Vaerohn
ne sera pas évidente pour tout le monde. Une chose est
pourtant certaine, il vous sera impossible de rester indifférent devant
cette réalisation peu évidente à décrire qui ne suit aucune mode.
Suivant votre sensibilité, « Vacuum » sera pour vous soit
indomptable et torturé, soit exceptionnel et de toute beauté. Il n’y
aura pas de juste milieu. Sites :
http://www.myspace.com/penseesnocturnes http://productions.lesacteursdelombre.net http://www.lesacteursdelombre.com _________________________________________________________________________________PETERE & THE PORCUS
CHICUS ORCHESTRA “Q-8 Project” France
Thomas Lombard, (ex-DREAGGAN) s’est fait
plaisir en produisant avec Xavier Moutrille (AOP) un album haut en
couleur, dont il est l’auteur, le compositeur et le principal interprète
(guitare rythmique, solo, chant, basse et chœurs), où se mêlent bonne
humeur, grosse déconne mais aussi musique festive bien interprétée.
Pour tous les titres, Thomas s’est entouré d’un noyau commun de
musiciens (Xavier aux arrangements et chœurs, Florian aux claviers et
Slobodan à la batterie) et a réuni de nombreux potes en invités que
ce soit au chant, à la guitare ou à la basse. On peut faire le pitre,
créer des paroles plus ou moins philosophiques, légères ou corrosives
sans pour autant oublier qu’avant tout, on est musicien et tout au
long de cet album autoproduit, on s’en rend compte. Hard rock et voix
thrashisante de Pétère pour l’envol de cet album avec « Carlos
From Hell » et son solo sympa. « Maille Mind » est un
mi-tempo lourd à l’ambiance inquiétante. Que la fête commence, et
« Un P’tit Ricard » festif, limite ska, rappelant
PARABELLUM, avec un thème à la guitare déclinée ensuite sur un
rythme plus soutenu sur lequel collent les paroles. « Francis In
The Machine » débute par une ambiance à la guitare et claviers
avant l’apparition d’un chant guttural sur riffs métal. « Porcus
Chicus », caractérisé par des riffs et une voix gutturale plus déclamée,
est plus rentre-dedans avec son passage déjanté introduisant un solo
bien amené. « Cosmic Branleur » présente un style rock
festif avec guitare omniprésente et JBB en forme. Break musical bien
travaillé tout comme la sonorité des guitares. « Chanson d’Amuuur »
avec un Aurélien mélancolique, presque pathétique complètement
impliqué dans cette complainte non sirupeuse, est un titre qui décolle
dès que le rythme s’accélère et les claviers se placent. Là aussi,
gros travail sur le break musical et solo. « M.O.I.S.I », un
titre sorti de derrière les fagots avec JBB au chant sur des guitares
presque galopantes (on les retrouve sur le solo) est un titre épique et
profond.Rock contestataire pour « AllEz la SauSsouZe » où
des paroles colorées et imagées sont déclamées et criées façon
hardcore. Solo sur rythmique lourde et entêtante. Le 10ème titre qui
termine l’album dévoile un mélange de guitare et claviers dans un
style plutôt sud américain. En caché au bout de 3 minutes, un
ensemble de chœurs « thibétains » qui forcément élèvent
le débat, nous obligent à croire que le projet « Q-8 » a
bien souvent été répété et sans modération, d’où sa fluidité.
Une belle pièce de l’univers Underground qui sort de l’ordinaire et
qui mérite que l’on s’y intéresse. _________________________________________________________________________________ REBELL
8 « Für Mich Ist Es Rock’N’ Roll » Cd
11 titres (39’39’’) Rock
N Roll / Hard - France /
Allemagne
Du Rock N Roll teinté hard 70/80, direct et
efficace, celui qui vous fait taper du pied, celui avec lequel j’ai
grandi J
et celui qui vaut bien une cure de jouvence J
Voilà ce qui vous attend avec REBELL 8 !! Mais qui se cache derrière
REBELL 8 ? Ce n’est pas un nouveau groupe car REBELL 8 existe
depuis 1992 et ce n’est pas leur 1er album car le groupe a
déjà réalisé plusieurs Cds, fait quelques concerts dont la 1ère
partie de TANKARD ;-) D’origine allemande, mené entre autre par
notre ami Holger, membre fondateur, le line up de REBELL 8 est
aujourd’hui franco-allemand et se compose de : Holger au chant
– Tex à la guitare et choeurs – Thierry à la batterie et Jo à la
basse. Toutes les caractéristiques du bon rock’ n roll sont dans
« Für Mich Ist Es Rock’N’ Roll », à savoir des lignes
de guitare imparables avec ses riffs spécifiquement bien gras, une
belle rythmique puissante et un chant bien sûr typiquement
rock’n’roll portant le tout avec force et saveur grâce à un timbre
particulier mais aussi avec l’originalité de textes en allemand.
Alors amis rockers, plongez vous dans les 11 titres de cet album et que
la force Rock N Roll soit avec vous !! Bien typé Rock N Roll « Der Rebell »
ouvre les festivités et tout naturellement vous emporte dans sa danse
sur des riffs et une rythmique rondement rock, que vient percer un
subtil break avec notes de claviers et solo montant en puissance, une
belle virée musicale J Toujours bien Rock N Roll mais avec un
chant plus mélodieux « Schreie in der Nacht » où les guitares
brillent en solo, la rythmique étant moins hard. Mais le Hard Rock
reprend ses droits avec « 24 H » avec cette guitare éclatante
accompagnée d’une rythmique puissante, titre bien mené. On sait que
les rockers ont le cœur chamalow et qu’ils s’y connaissent en
ballade, voici donc « Für Dich » en duo avec Sandra Schleret (ELIS)
qui apporte sa douce voix claire opposée à celle de Holger,
tout en mélodie, émotions assurées portées par de belles
lignes de guitares et une batterie souple. Après la séquence émotions,
plongeon dans le bien mené Rock N Roll « Immer Noch Da » dans le même acabit que « Der
Rebell » et aussi catchy. Avec son riff entêtant «Vergangenheit
» suit dans la même mesure Rock N roll catchy percée d’un
changement de rythme plus mélodieux. Hard avec son riff entêtant «
Der Besuch » sur lequel surfe un judicieux solo. Avec son intro au riff
connu « Keine Zeit » le bien rythmé avec ses solos descendants
et brillants. Bien rythmé hard et speed également « Scheissegal »
avec ses choeurs rock, ses riffs spécifiques et son solo en final. Le
titre éponyme et rondement
mené « Rebell 8 » amène
une volée de décibels rock n roll avec toujours et encore guitares éclatantes
et rythmique puissante, le
tout accentué par des notes de claviers typiques rock. Dernier titre
avec la version originale de « Für Dich », belle ballade émotionnelle
quelque soit sa version, le chant en allemand apportant une couleur différente
et intense. Bref, un
album de Rock N Roll bien huilé « old school » avec chant
en allemand, un retour aux sources qui fait du bien, alors quand c’est
bon et quand c’est bien fait, pourquoi s’en priver ??!! Pour
vous procurer cet album et/ infos, contact : rebell8@email.de http://www.myspace.com/rebell8 _________________________________________________________________________________ REST IN PEACE « Oceans Of Time » France
I
has been delighted by this French band
created in the region of Grenoble in 1996. from the release of their 1st
demo “ Disillusions ” in 1999, evolving in the style Heavy Prog and
with a line up of 5 musicians. In 2001, around the same line-up, the
band realized its first album “Stares Of Reality”(BLACK CAT) , an
album whom I had qualified as better album of the year in the kind, an
extraordinary album stamp of feelings! With bass player's change (Roger
Veiga is replaced for the recording by Jean-Claude Chassandre, then for
the continuation by Laurent Boisson), “ Evilution “ the second
album, goes out in 2003 (BRENNUS), and I had said about this one (ODYMETAL
n°5 twice) that it was a high-level exemplary album, filled with
feelings and with harmonies which can’t leave insensible.
Indispensable and one of the albums of the year!. This demo and these
two albums continue to reveal in every listening always so many
sensations and I can only encourage you to acquire them not to pass next
to big musical moments. More consequent change of line up for the third
album whith now, a line up of 4 musicians. Musicians having participated
at the adventure since the first demo, remain the talented drummer Aldo
D' Introno and the brilliant guitarist Laurent Rabatel. A new bass
player arrives JC Di Bravo as well as a new singer, Wince Loisy, to
replace the excellent Eric Bevilacqua ... ... ... ... REST IN PEACE,
thus pursues its road by strengthening the rows, by modifying a little
its music, but always by remaining faithful to the quality of its metal,
to the melody and to the sensations which get free of it. The more heavy
and the less prog that previously, we find nevertheless the touch of the
band along this album which imposes it and which becomes embedded in
your spirits from the first listening, the power and the musicality
which release themselves becomingthe privileged domain of the band ...
... ... ... REST IN PEACE offers us a magnificent album of heavy melodic
tinged prog high-quality with well confirmed and talented musicians.
During 45 minutes, RIP makes us travel in its universe mastered by
boss's hands and magnificently illustrated, with titles which will mark
a milestonet and which on stage should conquer a wide public. Thank you
the artists for these big moments which you offer us. "Oceans Of
Time" is a very beautiful album, remarkable, excellent, more than
advisable, essential and indispensable. One of the best
albums of the year, but with thisband we are in the habit there.
Available on the site, it’s the moment to check and to support the
band without any restraint! REST IN PEACE, créé en 1996 dans la région
de Grenoble, m’a conquis dès la sortie de sa première démo « Disillusions »
en 1999 avec ses cinq musiciens. Dans le style Heavy Prog, est sorti,
chez BLACK CAT, en 2001, autour du même line-up, un premier album
« Stares On Reality » que j’avais qualifié de meilleur
album de l’année dans le genre, un album extraordinaire empreint de
sentiments. Avec un changement de bassiste (Roger Veiga est remplacé
pour l’enregistrement par Jean-Claude Chassandre, puis pour la suite
par Laurent Boisson), « Evilution », le deuxième album,
sort, chez BRENNUS, en 2003, et j’avais dit de celui-ci (ODYMETAL n°5
bis) que c’était un album exemplaire de haut niveau, rempli d’émotions
et d’harmonies ne pouvant laisser insensible. Indispensable et l’un
des albums de l’année. Cette démo et ces deux albums continuent à révéler
à chaque écoute toujours autant de sensations et je ne peux que vous
encourager à les acquérir pour ne pas passer à côté de grands
moments musicaux. Changement plus conséquent de line up pour le troisième
album qui passe de cinq à quatre musiciens. Des musiciens ayant
participé à l’aventure depuis la première démo, restent le
talentueux batteur Aldo D’Introno et le génial guitariste Laurent
Rabatel. Un nouveau bassiste arrive JC Di Bravo ainsi qu’un nouveau
chanteur, Wince Loisy, pour remplacer l’excellent Eric Bevilacqua.
Quant aux claviers tenus, jusqu’à la première partie de la tournée
avec SHAMAN, par le doué Cyrille Galle, il a été remplacé pour les
concerts par Damien Funfrock et au départ de celui-ci, le groupe
choisit de se passer de musicien attitré aux claviers, confiant ceux du
nouvel album à Laure Girard du groupe ELTHARIA. REST IN PEACE,
poursuit donc son chemin en resserrant les rangs, en modifiant quelque
peu sa musique, mais en restant toujours fidèle à la qualité de son métal,
à la mélodie et aux sensations qui s’en dégagent. Plus heavy et
moins prog que précédemment, on retrouve néanmoins la touche du
groupe tout au long de cet album qui en impose et qui s’incruste dans
vos esprits dés la première écoute, la puissance et la musicalité
qui se libèrent devenant le domaine privilégié du groupe. Le premier
titre, « The Curtains Of My Lies », nous fait découvrir le
nouveau chanteur passant facilement des tonalités graves aux plus
aigues sur des couplets mi-tempo, rythmés par des riffs lourds et un
refrain, sur guitares métal, très mélodique. Une belle intro bien
convaincante, le groupe est en place et les solos portés par des synthés
discrets sont bien amenés. « Nameless War » dans le même
genre d’approche, un peu plus prog, nous confirme les belles
dispositions du chanteur sur des parties très mélodiques et des solos
toujours impeccables, des valeurs sûres que le groupe, depuis son début,
a su développer et que l’on retrouve avec grand plaisir. « Memory »
est un petit intermède avec guitare acoustique, voix cajoleuse et
piano. Le titre éponyme débute sur une bien belle sonorité, un rythme
et riff, tous deux limites thrash, un aspect rentre-dedans évident, un
refrain à la QUEENSRYCHE et un solo énergique sur une batterie bien
alerte pour terminer très plombé. Riffs métal pour démarrer
l’excellent « At My Side » nous rappelant sur ses couplets
un titre du premier album du groupe auquel il convient d’ajouter le
refrain, hyper mélodique, faisant penser à un cocktail entre HYPERION
et IRON MAIDEN, tout cela combiné donnant un titre dynamique et
poignant. Un peu plus posé « Silence Howls » est un
mi-tempo avec un chanteur démontrant ses grandes capacités et le
guitariste les confirmant tout particulièrement sur les solos. Attaque
Big rock US sur « Just A Last One », riffs, sonorités et
ligne de chant soutenue par une deuxième voix et des chœurs. Beaux
claviers introduisant le solo sur différents rythmes orchestrés par
une batterie millimétrée et efficace. « Die Alone »
est le titre le plus complexe avec ses changements de rythmes incessants
et pourtant, beau travail, la fluidité est conservée et la force du
titre n’en est que plus conséquente, la guitare imposant son jeu. On
y retrouve de beaux passages très mélodiques et vitaminés ainsi que
des envolées vocales, le tout soutenu par des nappes de claviers. Le
solo agressif confirme la complexité de l’ensemble. Un titre à apprécier
au fil des écoutes tant il est riche. « Violent World » est
petit morceau autour de la guitare sèche, batterie et basse où se
posent des lignes de chants mélodiques avec un chanteur sachant moduler
sa voix. Le superbe et
énergique « Innocence » se caractérise par ses gros
riffs pour une belle attaque métal, très rythmé et un refrain qui
tue, très émotionnel, sur guitares survoltées magnifiques et
grandioses. Le solo, immense, est un superbe clin d’œil à SATRIANI,
que ce soit dans sa sonorité et dans sa fluidité exceptionnelle. Quand
je vous disais que ce guitariste, Laurent, était génial, vous en avez
encore la preuve sur ce titre exceptionnel. L’album se termine sur le
rythmé et percutant « No Answer », aux riffs tranchants et
un refrain plus calme avec arrangements sur les voix, du pur RIP. Les
passages avec claviers et basse sont superbement intégrés comme le
magnifique solo métal relevant encore du grand art. REST IN PEACE nous
offre un superbe album de heavy mélodique teinté prog de grande qualité
avec des musiciens bien rôdés et talentueux. Pendant 45 minutes, RIP
nous fait voyager dans son univers maîtrisé de mains de maître et
magnifiquement illustré, avec des titres qui feront date et qui sur scène
devraient conquérir un
large public. Merci les artistes pour ces grands moments que vous nous
offrez. « Oceans Of Time » est un très bel album,
remarquable, excellent, plus que recommandable, essentiel et
indispensable. La grande classe. Un des tous meilleurs albums de l’année,
mais avec ce groupe on en a l’habitude. Disponible sur le site,
c’est le moment de surfer et de soutenir le groupe sans aucune
retenue. Sites :
http://www.restinpeace.fr http://www.myspace.com/restinpeacefr E-mail : eric.music@tele2.fr _________________________________________________________________________________ ROSA NOCTÜRNA «
Led By The Flows » Cd
7 titres (27’27’’) Heavy
Metal Gothique – France
C’est lors de son passage à Pagney Derrière
Barine (54), au Pub Rock « Chez Paulette », en première
partie de AYIN ALEPH en avril dernier que nous avons découvert ROSA
NOCTÜRNA, groupe parisien qui a vu le jour en janvier 2005. Le line up
de cette formation compte aujourd’hui 5 personnes dans ses rangs dont
une chanteuse. Il faut noter qu’une seconde vocaliste ainsi qu’un
violoncelliste ont rejoint en 2007 le groupe mais l’ont quitté depuis
au cours des 4 premiers mois de 2009. En attendant la sortie d’un EP
cette année, repartons dans le temps, en septembre / octobre 2006 lors
de la parution du premier enregistrement du groupe, le présent EP 7
titres « Led By The Flows » où l’on retrouve les 5
membres actuels. Un heavy metal (ce qui correspond à « The Mirror »
au plus direct) mêlé à une certaine mélancolie goth (tel « As
I Lay Dying ») vous attend au rendez-vous. L’ensemble est
soutenu par la voix majoritairement lyrique de Carine, assez modulée
par ailleurs évitant ainsi une certaine monotonie. Un rythme galopant
intervient sur la première moitié de « Melting Bloods » dont le
chant est par moment plus narratif. On notera aussi en plein cœur une
grande accalmie. C’est par l’intermédiaire de « My Angel »,
une power ballade qui accélère le rythme durant une partie de la phase
solo (cette dernière étant bonne par ailleurs), que l’aspect
acoustique ainsi que les phases aériennes ont le plus d’importance.
On s’attardera davantage sur « Freezing ». C’est le morceau plus
travaillé et complet du lot, regroupant tous les ingrédients rencontrés
jusqu’ici et résumant le savoir du groupe. Quant à « Ouverture
» et « Rosa Nocturna (Final) », ouvrant et fermant respectivement la
marche, ce sont deux instrumentaux aux claviers et aux arrangements. Ce
premier 7 titres, « Led By The Flows », en guise de carte de
visite, est au final une réalisation sympathique. Contact :
rosanocturna@free.fr Sites :
http://www.rosanocturna.free.fr http://www.myspace.com/rosanocturna ________________________________________________________________________________ TITANIC « Ashes And Diamonds » Norvège / Angleterre / Suisse /
Australie / France
TITANIC
is back, re-formed in 2005 with a new line up and a new album "Ashes
And Diamonds". Of the original line up: Roy Robinson on singing and
Janny Loseth on guitar, to whom come to be added Phil Wilton on
saxophone, Didier Blum on drums and Mick Walker on bass. If we
immediately recognize the sound and the trademark " Titanic ",
the arrival of a sax (as a replacement keyboards) brings a very
beautiful musical color to the whole and
the rhythmic meets reinforced due to the disappearance of the
percussions. The album "Ashes And Diamonds" has 12 titles,
among them of the titles of
the previous albums worked again, which the wonderful and majestic
ballad " I See No Reason ", the joyful and catchy "Looking
Into The Sun", the
sensitive and emotional "Blame It On The Moon",
the sunny "Sultana". But you will also listen to songs,
dignified representatives of the new TITANIC such as the rhythmical
" I' m The Law " either "Tear Me Up" without to
forget the melodic "Rain". A deep and warm voice in the unique
vibrations, of magnificent lines of guitar with its soloes,
a triangular rhythmic, powerful and judicious, bass / drums /
saxophone, a dexterity in the art of compositions and
melodies and of the true Rock, here is what waits for you in this
new album! With "
Ashes and Diamonds " TITANIC offers us all the colors of the Rock,
energetic, revitalizing, melodic, sensual, powerful, quivering, joyful
and even coloured blues. Rock, Rock and Rock!!!
Rock forever... don’t forget that the Rock gave life to the
Metal! Then let us be Rock, let us think of Rock, let us live Rock! TITANIC est de retour, reformé en 2005
avec un nouveau line up et un nouvel album « Ashes And
Diamonds ». Du line up original : Roy Robinson/Chant et Janny
Loseth/Guitare, auxquels viennent s’ajouter Phil Wilton au saxophone,
Didier Blum à la batterie et Mick Walker à la basse. Si on reconnaît de suite le son « Titanic »,
l’arrivée d’un saxo au sein du groupe apporte une bien belle
couleur musicale à l’ensemble (le sax remplace les claviers,
particularité de TITANIC et de cette époque car le musicien se
chargeait à la fois des claviers et de la basse) et la rythmique se
retrouve renforcée suite à la disparition des percussions (Autre
particularité, TITANIC avait un musicien spécialement aux
percussions). Début des festivités avec « I’m The Law » en 1er
titre, digne représentant du nouveau TITANIC. Mélodiquement cadencé
et légèrement martial par le rythme régulier et soutenu de la
batterie sur lequel la basse galope, le morceau monte en puissance avec
une percée de superbes solos guitare et saxo (amenant quelques
notes de claviers), le tout enrobé par la voix chaleureusement hard
rock de Roy et ses chœurs répondants. C’est rondement mené, cadencé
et entraînant. Le clip de ce titre, censuré par Myspace, est sur
Youtube. Suit « Rivers Run Dry » rock avec son solo de
guitare et ses chœurs qui s’étire mélodiquement. « Blame It
On The Moon » écrit par Bjorn Morten Ogard (RIP) et repris en hommage,
magnifique ballade rock où la voix de Roy aux vibrations uniques
accentue l’émotion de ce titre, et où les instruments se fondent
avec les chœurs, beaucoup d’émotions sur cette chanson sensible et mélancolique.
Après cette séquence émotions, « Looking Into The Sun » :
ça rock, ça swingue, c’est festif, entraînant et joyeux, le tout
bien conforté par le sax et vous serez emporté par ce titre si dansant
que vous virevolterez sans vous en rendre compte car c’est ça
TITANIC, c’est une force vive qui entre en vous naturellement et vous
fait énormément de bien ! Allez rockez swinguez
et dansez sur cette belle rythmique endiablée Rock !
Excellent ! « Monshine Machine » très Rock’n Roll
sur lequel le saxophone fait son terrain de jeu avec une percée au solo
de guitare d’inspiration classique. « Heart Of Rock »,
intro parlée avec la voix profonde de Roy pour amener tout en douceur
ce titre calme, guitares et rythmique douces mais avec un chant aux
tonalités profondes accompagné de chœurs. « Sultana », la
version 2008 introduit une guitare hispanisante mais aussi présente le
long de cet instrumental très
rythmé, le sax faisant place aux percussions doit faire face à une
puissance originale, aidé en cela par le soutien d’une rythmique
basse/batterie subtile et toujours ces chœurs masculins profonds, pour
le même rendu ensoleillé que la 1ère version. « Howlin’
Wind » offre une belle mélodie rock bien soutenue par le sax et
la rythmique, avec toujours cette superbe voix mettant en valeur les
lignes mélodiques de ce titre sur lequel la guitare surfe en beauté.
« Rain » est
une ballade ultra douce, si douce que les instruments deviennent légers
comme des plumes et planent tout en finesse sur ce titre très mélodique
où la voix vous berce tendrement (Janny / guitariste, au chant pour ce
titre). « Wake Me Up When I Get There », quand le rock se
fait blues et voici un titre que TEN YEARS AFTER ne renierait pas... à
la rythmique bien typique bluesy, colorée au sax,
percée de superbes solos de guitare, on tape du pied en cadence
et on reprend le refrain ! « I See no reason » :
TITANIC est un maître en mélodies, incontestable et pour preuve
« I See No Reason » ! Si vous ne parvenez pas à séduire
I’élue de votre cœur avec cette magnifique ballade, alors votre cas
est désespéré ! La voix sensuelle de Roy vous fera frémir, les
breaks et changements de rythme avec ses différents solos vous feront vibrer
particulièrement les guitares et la batterie tour à tour douces ou
puissantes, le sax avec la rude tâche de remplacer les claviers
originaux vous achèvera et vous fondrez d’émotions. Magnifique et
majestueuse ballade, menée d’une main de maître, grandiose !!
« Tear Me Up », après le séduisant « I See No reason »,
un titre bien festif pour clore l’album, ça rock ça swingue, tout
est parfait et dans la lignée
du pur Rock ! C’est bon pour le moral, c’est l’été alors dansez
sur les notes changeantes de ce rock coloré et ensoleillé par tous les
instruments, de la guitare au sax en passant par la batterie, excellent !
Avec ce nouvel album « Ashes and Diamonds » TITANIC nous
offre toutes les couleurs du Rock, énergique, revitalisant, mélodique,
sensuel, puissant, frémissant, et même teinté blues. Rock Rock et
Rock !!! Rock quand tu nous tiens…
n’oublions pas que le Rock a donné vie au Métal ! Alors
soyons Rock, pensons Rock, vivons Rock ! Sites : http://www.titanic-rock.com http://www.myspace.com/titanicofficial _________________________________________________________________________________ TITANIC
« Titanic » (réédition) Norvège
/ Angleterre
Premier
album éponyme du combo anglo/norvégien, sorti en 1970, désormais
disponible en réédition. Aux 8 titres originaux s’ajoutent 2 titres
bonus « Santa Fe »
et « Half Breed ». Vous
ignoriez que TITANIC était un groupe de musique rock, eh bien
maintenant vous le savez !! A
l’ère des DEEP PURPLE, LED
ZEPPELIN, ROLLING STONES, SANTANA, il y avait aussi TITANIC qui sévissait
également dans le monde musical et pas seulement dans sa Norvège
natale. Avec son rock mélodique et précurseur, le groupe a laissé des
souvenirs chauds en France dans les années 70. Aujourd’hui, TITANIC
nous revient, après s’être reformé en 2005 et avoir réalisé un
single et un clip (censuré) «I’m The Law » d’où les rééditions de leurs premiers albums et singles.
Un rock mélodique et précurseur parfois teinté hard ou « jazzy »
pour amener en beauté les 8 titres de « Titanic », rien à
jeter, chaque morceau a son charme et sa mélodie propre. Des guitares
et des solos vous faisant frissonner, des nappes de claviers mélodiques,
une rythmique batterie/percussions/basse en osmose, des chœurs féminins
et une voix se modulant, tous ces éléments que l’on trouve
actuellement dans beaucoup de groupes alors remettez les dans leur
contexte c'est-à-dire il y a 37 ans et vous comprendrez la dextérité
des musiciens de TITANIC !! Entrée en matière avec le 1er
titre « Searchin », bien
rythmé avec la part faite belle aux claviers sur une batterie souple,
la voix et les guitares arrivant par la suite, un break
percussions/batterie tout en finesse puis les claviers reprennent la
parole toujours sur cette batterie souple, la voix augmentant en
puissance amène la rythmique basse/guitare. Bref « Serachin »
est un titre très rythmé aux changements multiples avec une mélodie régnante
et ce sont les guitares qui auront le dernier mot. « Love Is Love »,
plus rond avec ses riffs mélodiques,
la voix plus profonde est en duo avec les guitares, des chœurs féminins
accentuent la mélodie, break batterie, puis reprise de la trame
voix/guitares. « Mary Jane » aux sonorités « Procol
Harum » est la 1ère ballade
avec des guitares langoureuses et des claviers/violons accentuant
la mélodie de ce morceau. En 4ème titre « Cry For A
Beatle », sonnant évidemment
« Beatles » jusque dans la voix de Roy. Plus lourd
et plus puissant, « Something In My Mind »,
avec sa basse bien présente, sa guitare tranchante aux solos
incisifs, sa batterie limite saccadée et répétitive. « Firewater »
dévoilant le côté « jazzy » des musiciens est un morceau
assez dansant, sur lequel surfe judicieusement un solo de guitare en
final. « Schizmatic » avec son changement de voix, vous emmène
dans l’univers mélodique
avec ses guitares joyeuses. Dernier titre de l’album éponyme
et pas l’un des moindres, « I See No Reason » est une
ballade exceptionnelle, avec la voix sensuelle de Roy accompagnée de chœurs
féminins, les claviers se fondent sublimement sur la batterie très
soft, même les guitares se font douces à souhait pour amener le 1er
break batterie, une
batterie fine et souple qui augmente en puissance avec l’arrivée de
la basse et de la guitare, la voix se fait aussi plus puissante.
Intervient de nouveau un long break batterie, impressionnant, (tous les
batteurs savent qu’il est très difficile de maintenir un rythme lent,
total respect à John pour sa dextérité). La basse
revient avec les chœurs féminins, la voix de Roy se fait plus
« rageuse » voire même « déchirante » mais la
guitare prend le final de cette merveilleuse ballade. En bonus, les 2
titres du single « Santa Fe » dont le morceau « Half
Breed » rivalise de sensualité avec « I See No Reason »,
profond et émotionnel, où chaque instrument se fait langoureux et
sublime, voix y comprise. Pour terminer cette réédition, « Santa
Fe », titre rythmé et dansant vous emporte dans un tourbillon de
percussions auquel il est difficile de résister car TITANIC a cette
particularité d’avoir un batteur et un percussionniste. Un album et
un groupe à découvrir ou à redécouvrir et pour un large public car
ce n’est que du bonheur. Pour moi, indispensable !! Sites : http://www.titanic-rock.com http://www.myspace.com/titanicofficial _________________________________________________________________________________ ULTRA
VOMIT « Objectif : Thunes » Sketches
Musicaux Déjantés - France
« Objectif :
Thunes » is the 2nd album of ULTRA VOMIT. With 24 songs
(short) for about 39 minutes of music, it’s the big surprise. This
album can be compared with a spectacle, a circus or in a collection of
crazy sketches. The lyrics and the titles are in French, full of puns,
of humour “to take at the 666th degree”, of “self derision”, of
sound effects and references to numerous domains (artists or bands,
personalities, publicity on the TV... ...
...). Musically and for the singing, we meet of energetic Hard
Rock, the Hard core, the Hard rock, the Death, the Rock, the Grind, the
joyful country ... ... ... many changes at every level, great exploit of
the French trio who can be compared with a musical chameleon. The Rules
and the limits don’t exist. The humour is certainly very present, the
musicians please and master perfectly the played styles. ULTRA VOMIT
striking hard and in front of this serious frenzy, we like or we hate.
It’s as you want, to subscribe to this initiative or not. In any
cases, to remain indifferent in front of such a disk is impossible! Succédant à la démo « Kebabized At Birth
» (2002) et au premier essai « Mr. Patate » (2004),
« Objectif : Thunes » est le second album de ULTRA
VOMIT.
Soyons honnête, l’approche de cette nouvelle réalisation du groupe
français ne me laissait présager rien de vraiment intéressant d’un
point de vue personnel. Avec 24 morceaux (courts) pour un peu plus de 39
minutes, ainsi qu’un passé imprégné de grind, je craignais le pire.
Mais je dois avouer aussi que ce style n’est vraiment pas ma tasse de
thé. Et pourtant, cet avis s’est avéré erroné très rapidement
car, dès les premières secondes, on ne comprend pas ce qui se passe
devant l’effet de surprise. Les festivités démarrent avec « Intro
», ambiance true metal qui laisse ensuite place à une sorte de
Monsieur Loyal. Celui-ci nous présente la suite tel un spectacle ou un
cirque musical au choix (entourer la solution qui vous convient).
C’est un véritable défilé qui vous attend au tournant et ce à tous
les niveaux, tant musicalement que vocalement, sacrée prouesse vu la
diversité rencontrée. Le trio infernal se révèle être un véritable
caméléon musical tant il change de couleur au gré de ces 24 morceaux
ou, si vous préférez, de ces 24 sketches déjantés ! Quant
aux paroles et aux titres, tous en français, vous vous rendrez
rapidement compte du « haut
niveau littéraire » employé. Entre les jeux de mots,
l’humour à prendre au moins au 666ème degré, mais aussi
de l’auto dérision, des bruitages qui suivent cet esprit ainsi que
des références à de nombreux domaines (artistes ou groupes,
personnalités, publicité à la télé, … et j’en passe car la
liste est très longue), on y perd son latin et la tête. Vous
rencontrerez du hard rock bien vitaminé (« Quand J’Etais
Petit » à la MOTÖRHEAD), des apports fusion / néo (« Darry
Cowl Chamber ») ou du hard core (« Les Bonnes
Manières »). Des approches death mélodique sont à noter
(l’instrumental « Gremlins At The Gates ») ainsi que d’autres
plus death n’ roll (« Mechanical Chiwawa ») et même
de la chanson française (guitare acoustique et chant sur « La
Flemme » au nom évocateur). En outre, le groupe peut être bien détendu
(« Boulangerie Pâtisserie », n’abusez pas des bonnes choses),
partir dans la country festive (« Jack Chirac »),
explorer du rock calibré pour la télé (« Je Ne T’Es
Jamais Autant Aimé ») voire se montrer assez joyeux (« Je Possède
Un Cousin »). Si les morceaux ne sont pas très longs, seuls 2 des 24
sont vraiment inspirés par le grind (dont « Croûte De Pus
» hautement « poétique »).
Le trio infernal sait aussi sortir ses griffes en passant par le
black (« Maïté Ravendark » doté d’une excursion symphonique)
évoquant IMMORTAL (« Mountains Of Maths », vous connaissez vos
formules j’espère), mais également le death à la MORBID ANGEL («
Morbid Cocker ») ou à la CANNIBAL CORPSE (« Canidal Corpse »
dont les samples servent de fil conducteur). ULTRA VOMIT a même son
slogan pour les prochaines élections (« Welcome To The Jingle ») et
se permet de cuisiner en cours de chemin la musique classique (« W.A.
Mozart 25th Symphony - Allegro In C Minor K.183 »). On finit avec deux
morceaux liés entre eux et dépassant les 3 minutes. Il y a déjà
« Je Collectionne Des Canards (Vivants) », du gentil rock punk
taillé pour la scène (futur hymne ?) où une chorale singulière
entrera en action. Ensuite, si vous n’êtes pas encore hors service,
« Outro » va vous achever entre son drôle de casting à
plume et son final qui ne reste pas en place. Avec autant d’ingrédients
pour préparer ce gâteau plutôt garni (ne soyez pas trop gourmand,
sinon gare à l’indigestion), les règles et les limites
n’existent pas. On sent que les musiciens se sont beaucoup amusés
tout en ayant effectué un travail réfléchi et en se faisant
plaisir. L’humour est certes omniprésent, mais vous vous
rendrez compte que le groupe se révèle apte à jouer sereinement de
nombreux styles musicaux différents pour un résultat parfaitement maîtrisé.
Personnellement, j’ai été agréablement surpris et il faut reconnaître
que ULTRA VOMIT frappe fort. Face à ce délire sérieux (oui, ça
existe), on adore ou déteste. Libre à vous d’adhérer à cette démarche
ou non. En tous cas, rester indifférent devant un tel disque est
impossible. Une expression est ici de rigueur pour résumer. Comme
dirait Obélix : « Ils sont fous, ces gaulois » ! Sites :
http://ultravomit.free.fr http://www.myspace.com/ultravomit ________________________________________________________________________________ UTLAGR
« 1066 – Blood And Iron In Hastings » Canada
Created
in October, 2001 in Canada, more exactly in Quebec, UTLAGR realizes its
first album which strikes strong. This impression appears very early and
confirms itself afterwards. Here, it’s question of a black pagan
knowing how to exploit in best the possibilities of these two registers, mixing the aggressiveness and the wrath of the first one with
the melodies of the second, for a result accumulating power, efficiency
and intensity, with epic surges.Besides, it’s necessary to clarify
that the lyrics are in English or in French following the compositions.
For the fans of the kind, it’s incredible not to have this very good
album. C’est en octobre 2001 au Canada, plus précisément
au Québec, que UTLAGR voit le jour. Après un EP 6 titres « Traditions
Normandes », réédité en 2006 avec une nouvelle pochette, le quintet
sort son premier album, « 1066 – Blood And Iron In Hastings »,
et frappe fort. Cette impression apparaît très tôt et se confirme
avec le temps. Ici, il est question d’un black pagan sachant exploiter
au mieux les possibilités de ces deux registres, mélangeant
l’agressivité et le courroux du premier avec les mélodies du second,
pour un résultat cumulant puissance, efficacité et intensité, doté
en outre d’élans épiques à l’instar de « Terre De L’Ouest ».
Par ailleurs, il faut préciser que les paroles sont en anglais ou en
français suivant les compositions. Démarrant en douceur, « Le Clan
Des Loups » comporte une pause aérienne. Quelques vocaux narratifs
apparaissent timidement vers la fin de « Circle Of Life ». L’hymne
« Summer Island » possède des sonorités heavy metal. En ce qui
concerne « Rébellion », la colère est davantage présente et ses accélérations
sont sans pitié. « Verden », seul morceau figurant sur le EP 6
titres déjà évoqué plus haut, met en scène des approches à la AMON
AMARTH. Pour les amateurs du genre, il est inconcevable de passer à côté
de ce très bon album. Sites :
http://www.utlagr.net http://www.sepulchralproductions.com _________________________________________________________________________________ VIRGIN
STEELE “ Visions Of Eden “ (The Lilith Project – A Barbaric Romantic Movie Of
The Mind) USA
J’ai découvert tardivement en 1998 (mais
j’ai rattrapé le temps perdu depuis) VIRGIN STEELE, avec l’album
« Invictus » qui reste pour moi une référence musicale
essentielle. Pour ses 25 années, VIRGIN STEELE, à savoir David DeFeis
(membre fondateur) accompagné d’Edward Pursino (depuis 1984), Frank
Gilchriest (depuis 1994) et Josh Bock (depuis 2000), propose son nouvel
album, après « Invictus » (1998), « House
Of Atreus Act I » (1999) et « House Of Atreus Act II »
(2000), « Hymns To Victory » (2002 – versions remasterisées
et titres non réalisés) et « Book Of Burning » (2002 –
nouveaux enregistrement et titres nouveaux). VIRGIN STEELE est vraiment
un groupe à part qui offre une musique exceptionnelle associant heavy,
pagan, sympho, power, mélodie, épique, romantisme, le tout avec des chœurs,
arrangements et ambiances multiples créant ainsi des émotions
permanentes pour ceux et celles qui vivent cette musique avec autant de
passion qu’ont les musiciens à nous la transmettre. On retrouve dans
cet album, tout ce qui a fait que les albums « Invictus » et
« House Of Atreus » sont des incontournables, peut-être un
peu moins sympho et un peu plus romantique mais toujours aussi puissant,
magnifique et prenant, la voix de David étant encore ici un atout de
par sa qualité et son timbre si particulier. Dès le premier titre
« Immortal I Stand (The Birth Of Adam) » l’ambiance est
donnée, rythmes, voix mélodique incroyablement efficace, solos clairs
et précis d’Edward, claviers virevoltants, arrangements multiples
dont ceux sur les chœurs, breaks lumineux. David DeFeis confirme ses
talents de compositeur, de musicien, d’arrangeur et de chanteur, le
magicien a encore frappé. Que ce soit sur des titres rapides ou plus
lents, même langoureux, mais profond, comme le superbe « Angel Of
Death » (quelle voix et chœurs majestueux) et le magnifique et
puissant « God Above God » (voix et solos remarquables) où
les émotions explosent à chaque instant, tout est fait pour toucher
l’auditeur. Un grand album à découvrir impérativement, élaboré
autour d’un concept, comme chaque fois recherché et travaillé, pour
79 minutes de grande musique. Magnifique tout comme la pochette, tout en
contraste, en noir, gris et blanc. L’album de l’année.
INDISPENSABLE. Sites : http://www.virgin-steele.com
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